{"id":22710,"date":"2026-03-31T16:37:43","date_gmt":"2026-03-31T16:37:43","guid":{"rendered":"https:\/\/sahel.watch\/?p=22710"},"modified":"2026-03-31T16:37:43","modified_gmt":"2026-03-31T16:37:43","slug":"pourquoi-la-cedeao-est-elle-contestee","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sahel.watch\/en\/pourquoi-la-cedeao-est-elle-contestee\/","title":{"rendered":"Pourquoi la CEDEAO est-elle contest\u00e9e ?"},"content":{"rendered":"<p>\nLa Communaut\u00e9 \u00e9conomique des \u00c9tats de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest (CEDEAO) traverse une crise de l\u00e9gitimit\u00e9 majeure. Cr\u00e9\u00e9e en 1975 pour favoriser l\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale, elle est aujourd\u2019hui accus\u00e9e d\u2019inefficacit\u00e9, de partialit\u00e9 politique et de d\u00e9connexion des r\u00e9alit\u00e9s sociales. Les retraits annonc\u00e9s du Mali, du Burkina Faso et du Niger en 2024 ont rendu cette contestation particuli\u00e8rement visible, mais le malaise est plus ancien et plus profond.\n<\/p>\n<h2>Rappel : \u00e0 quoi sert la CEDEAO ?<\/h2>\n<p>\nLa CEDEAO rassemble 15 \u00c9tats d\u2019Afrique de l\u2019Ouest (12 depuis les annonces de retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger, sous r\u00e9serve des \u00e9volutions en cours). Son mandat initial \u00e9tait principalement \u00e9conomique : cr\u00e9er un march\u00e9 commun r\u00e9gional, faciliter la libre circulation des personnes et des biens, harmoniser les politiques \u00e9conomiques.\n<\/p>\n<p>\n\u00c0 partir des ann\u00e9es 1990, son r\u00f4le s\u2019est \u00e9largi :\n<\/p>\n<ul>\n<li>promotion de la d\u00e9mocratie \u00e9lectorale et des transitions constitutionnelles ;<\/li>\n<li>gestion des crises politiques (m\u00e9diations, sanctions, envoi de forces r\u00e9gionales comme l\u2019ECOMOG dans les ann\u00e9es 1990, ou plus r\u00e9cemment le projet avort\u00e9 d\u2019envoi de troupes au Niger en 2023) ;<\/li>\n<li>coop\u00e9ration s\u00e9curitaire face au terrorisme, au crime organis\u00e9 et aux trafics transnationaux.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nCette mont\u00e9e en puissance politique a renforc\u00e9 la visibilit\u00e9 de la CEDEAO, mais aussi les critiques \u00e0 son encontre.\n<\/p>\n<h2>Un d\u00e9calage entre ambitions affich\u00e9es et r\u00e9sultats concrets<\/h2>\n<p>\nUne premi\u00e8re source de contestation tient au sentiment de d\u00e9calage entre les textes et la r\u00e9alit\u00e9. Sur le papier, la CEDEAO d\u00e9fend :\n<\/p>\n<ul>\n<li>la d\u00e9mocratie et l\u2019\u00c9tat de droit ;<\/li>\n<li>la croissance inclusive et la r\u00e9duction de la pauvret\u00e9 ;<\/li>\n<li>la s\u00e9curit\u00e9 collective et la lutte contre le terrorisme.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nDans les faits, plusieurs limites nourrissent le scepticisme :\n<\/p>\n<p>\n<strong>Sur le plan \u00e9conomique<\/strong>, l\u2019int\u00e9gration reste incompl\u00e8te. Les barri\u00e8res non tarifaires, les tracasseries routi\u00e8res, la corruption aux fronti\u00e8res et les lenteurs administratives limitent la libre circulation. Les op\u00e9rateurs \u00e9conomiques et les populations mobiles (commer\u00e7ants, transporteurs, migrants intra-r\u00e9gionaux) constatent que les promesses de fluidit\u00e9 se heurtent \u00e0 des pratiques nationales persistantes.\n<\/p>\n<p>\n<strong>Sur le plan social<\/strong>, la CEDEAO est souvent per\u00e7ue comme lointaine. Ses politiques sont peu lisibles pour le grand public, et l\u2019organisation souffre d\u2019un d\u00e9ficit de communication et de p\u00e9dagogie. Dans un contexte de ch\u00f4mage massif des jeunes, d\u2019in\u00e9galit\u00e9s fortes et de services publics d\u00e9faillants, l\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale appara\u00eet abstraite face aux urgences quotidiennes.\n<\/p>\n<p>\n<strong>Sur le plan s\u00e9curitaire<\/strong>, la mont\u00e9e des insurrections jihadistes au Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger, et dans une moindre mesure nord du B\u00e9nin, nord du Togo, nord de la C\u00f4te d\u2019Ivoire) a renforc\u00e9 l\u2019id\u00e9e que les dispositifs r\u00e9gionaux sont insuffisants. Les populations confront\u00e9es \u00e0 la violence arm\u00e9e per\u00e7oivent mal l\u2019impact concret des m\u00e9canismes de coop\u00e9ration de la CEDEAO, souvent \u00e9clips\u00e9s par d\u2019autres cadres (G5 Sahel, initiatives bilat\u00e9rales, accords avec des partenaires ext\u00e9rieurs).\n<\/p>\n<h2>Sanctions et perception de \u201cdouble standard\u201d<\/h2>\n<p>\nLa contestation s\u2019est particuli\u00e8rement cristallis\u00e9e autour de la question des sanctions. La CEDEAO a d\u00e9velopp\u00e9 un cadre normatif pour r\u00e9agir aux coups d\u2019\u00c9tat et aux ruptures de l\u2019ordre constitutionnel, avec des outils comme :\n<\/p>\n<ul>\n<li>suspension des \u00c9tats membres des organes de d\u00e9cision ;<\/li>\n<li>sanctions \u00e9conomiques et financi\u00e8res cibl\u00e9es ou globales ;<\/li>\n<li>menace, voire annonce, d\u2019intervention militaire en dernier recours.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nPlusieurs \u00e9l\u00e9ments alimentent le reproche de \u201cdouble standard\u201d :\n<\/p>\n<ul>\n<li><strong>r\u00e9activit\u00e9 forte face aux coups d\u2019\u00c9tat militaires<\/strong> (Mali 2020\u20132021, Guin\u00e9e 2021, Burkina Faso 2022, Niger 2023), avec parfois des sanctions lourdes, notamment contre le Mali et le Niger ;<\/li>\n<li><strong>tol\u00e9rance jug\u00e9e plus grande<\/strong> envers des modifications constitutionnelles contest\u00e9es, des troisi\u00e8mes mandats ou des d\u00e9rives autoritaires men\u00e9es par des r\u00e9gimes \u00e9lus ;<\/li>\n<li><strong>impact social des sanctions<\/strong> : m\u00eame lorsqu\u2019elles visent des dirigeants, les mesures \u00e9conomiques (fermeture de fronti\u00e8res, restrictions commerciales, suspension de transactions financi\u00e8res) affectent directement les populations et les \u00e9conomies locales.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nDans plusieurs pays sah\u00e9liens, ces sanctions ont \u00e9t\u00e9 interpr\u00e9t\u00e9es comme une punition collective de soci\u00e9t\u00e9s d\u00e9j\u00e0 fragilis\u00e9es par le conflit et la pauvret\u00e9. Cette perception a \u00e9t\u00e9 exploit\u00e9e par les juntes militaires au pouvoir, qui ont pr\u00e9sent\u00e9 la CEDEAO comme un instrument hostile aux int\u00e9r\u00eats populaires.\n<\/p>\n<h2>Crise de l\u00e9gitimit\u00e9 politique et mont\u00e9e du discours souverainiste<\/h2>\n<p>\nLa contestation de la CEDEAO s\u2019inscrit dans une dynamique plus large de remise en cause des \u00e9lites politiques nationales et des partenariats internationaux. Dans les pays sah\u00e9liens dirig\u00e9s par des r\u00e9gimes militaires, mais aussi au-del\u00e0, un discours souverainiste se d\u00e9veloppe, qui associe :\n<\/p>\n<ul>\n<li>rejet de certains partenaires ext\u00e9rieurs jug\u00e9s trop influents (notamment d\u2019anciennes puissances coloniales) ;<\/li>\n<li>d\u00e9nonciation de la \u201cd\u00e9pendance\u201d \u00e9conomique et s\u00e9curitaire ;<\/li>\n<li>valorisation d\u2019une autonomie strat\u00e9gique r\u00e9gionale ou nationale.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nDans ce contexte, la CEDEAO est parfois pr\u00e9sent\u00e9e comme un relais de pressions ext\u00e9rieures, voire comme un \u201cbras politique\u201d de certains \u00c9tats influents de la r\u00e9gion. Cette lecture est simplificatrice, mais elle trouve un \u00e9cho dans des opinions publiques marqu\u00e9es par un sentiment d\u2019injustice historique et de marginalisation.\n<\/p>\n<p>\nLes r\u00e9gimes militaires du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont su capitaliser sur cette sensibilit\u00e9 en mettant en sc\u00e8ne leur rupture avec la CEDEAO comme un acte de \u201creconqu\u00eate de souverainet\u00e9\u201d. La cr\u00e9ation de l\u2019Alliance des \u00c9tats du Sahel (AES) et les annonces de retrait de la CEDEAO ont \u00e9t\u00e9 accompagn\u00e9es d\u2019une communication tr\u00e8s offensive sur la n\u00e9cessit\u00e9 de \u201crefonder\u201d la coop\u00e9ration r\u00e9gionale sur de nouvelles bases.\n<\/p>\n<h2>H\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des r\u00e9gimes politiques et fractures internes<\/h2>\n<p>\nLa CEDEAO regroupe des syst\u00e8mes politiques tr\u00e8s vari\u00e9s : d\u00e9mocraties \u00e9lectorales plus ou moins consolid\u00e9es, r\u00e9gimes hybrides, \u00c9tats en transition militaire. Cette h\u00e9t\u00e9rog\u00e9n\u00e9it\u00e9 rend difficile la d\u00e9finition de lignes communes sur des sujets sensibles comme :\n<\/p>\n<ul>\n<li>la dur\u00e9e et les modalit\u00e9s des transitions apr\u00e8s coup d\u2019\u00c9tat ;<\/li>\n<li>les limites des mandats pr\u00e9sidentiels ;<\/li>\n<li>les conditions d\u2019organisation d\u2019\u00e9lections \u201cacceptables\u201d ;<\/li>\n<li>la place des arm\u00e9es dans la vie politique.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nLes tensions entre \u00c9tats c\u00f4tiers relativement stables (Nigeria, Ghana, S\u00e9n\u00e9gal, C\u00f4te d\u2019Ivoire, etc.) et \u00c9tats sah\u00e9liens en crise (Mali, Burkina Faso, Niger) ont accentu\u00e9 ces divergences. Les premiers mettent en avant la n\u00e9cessit\u00e9 de prot\u00e9ger l\u2019ordre constitutionnel et la stabilit\u00e9 r\u00e9gionale, les seconds d\u00e9noncent une incompr\u00e9hension de la profondeur des crises s\u00e9curitaires et sociales auxquelles ils sont confront\u00e9s.\n<\/p>\n<p>\nCette fracture nourrit l\u2019id\u00e9e, dans certains segments des opinions publiques sah\u00e9liennes, que la CEDEAO serait davantage align\u00e9e sur les priorit\u00e9s des \u00c9tats c\u00f4tiers et sur une lecture \u201cjuridique\u201d de la crise, au d\u00e9triment d\u2019une approche plus politique et sociale des conflits.\n<\/p>\n<h2>D\u00e9ficit de proximit\u00e9 avec les soci\u00e9t\u00e9s ouest-africaines<\/h2>\n<p>\nUne autre dimension de la contestation concerne la distance per\u00e7ue entre la CEDEAO et les populations. Plusieurs facteurs y contribuent :\n<\/p>\n<ul>\n<li><strong>faible visibilit\u00e9 des b\u00e9n\u00e9fices concrets<\/strong> : beaucoup de citoyens connaissent mal les programmes de la CEDEAO (soutien aux infrastructures, projets agricoles, initiatives de mobilit\u00e9, etc.) ;<\/li>\n<li><strong>langage technocratique<\/strong> et communication institutionnelle peu adapt\u00e9e \u00e0 des publics non sp\u00e9cialistes ;<\/li>\n<li><strong>faible implication syst\u00e9matique des organisations de la soci\u00e9t\u00e9 civile<\/strong> dans la conception et le suivi des politiques r\u00e9gionales.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nDans plusieurs pays, la CEDEAO est ainsi davantage identifi\u00e9e \u00e0 des sommets de chefs d\u2019\u00c9tat et \u00e0 des d\u00e9cisions de sanctions qu\u2019\u00e0 des actions de d\u00e9veloppement ou de facilitation des \u00e9changes. Ce d\u00e9s\u00e9quilibre d\u2019image renforce la critique selon laquelle il s\u2019agirait avant tout d\u2019un \u201cclub de dirigeants\u201d plut\u00f4t que d\u2019un espace d\u2019int\u00e9gration port\u00e9 par les soci\u00e9t\u00e9s.\n<\/p>\n<h2>Poids des crises s\u00e9curitaires et recompositions g\u00e9opolitiques<\/h2>\n<p>\nLa contestation de la CEDEAO se d\u00e9ploie dans un environnement r\u00e9gional tr\u00e8s instable :\n<\/p>\n<ul>\n<li>extension des violences jihadistes du Sahel vers le Golfe de Guin\u00e9e ;<\/li>\n<li>multiplication des acteurs arm\u00e9s non \u00e9tatiques (groupes jihadistes, milices, groupes d\u2019auto-d\u00e9fense, trafiquants) ;<\/li>\n<li>recompositions des partenariats s\u00e9curitaires, avec l\u2019arriv\u00e9e ou le renforcement d\u2019acteurs ext\u00e9rieurs concurrents (\u00c9tats, soci\u00e9t\u00e9s militaires priv\u00e9es, coalitions ad hoc).<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nCes \u00e9volutions alimentent des attentes fortes envers les organisations r\u00e9gionales, per\u00e7ues comme des espaces possibles de coordination strat\u00e9gique. Lorsque ces attentes ne sont pas satisfaites, ou qu\u2019elles semblent contredites par des d\u00e9cisions jug\u00e9es coercitives ou tardives, la d\u00e9ception se transforme en remise en cause de la l\u00e9gitimit\u00e9 m\u00eame de l\u2019organisation.\n<\/p>\n<p>\nParall\u00e8lement, l\u2019\u00e9mergence d\u2019initiatives alternatives (comme l\u2019Alliance des \u00c9tats du Sahel) et la multiplication de cadres de coop\u00e9ration (G5 Sahel, Accra Initiative, partenariats bilat\u00e9raux) cr\u00e9ent une forme de concurrence institutionnelle. Certains gouvernements peuvent utiliser cette pluralit\u00e9 pour contourner ou affaiblir la CEDEAO, en privil\u00e9giant des formats jug\u00e9s plus favorables \u00e0 leurs int\u00e9r\u00eats imm\u00e9diats.\n<\/p>\n<h2>Vers une refondation ou un affaiblissement durable ?<\/h2>\n<p>\nLa contestation actuelle ne signifie pas n\u00e9cessairement la fin de la CEDEAO, mais elle met en lumi\u00e8re plusieurs enjeux structurants :\n<\/p>\n<ul>\n<li>la n\u00e9cessit\u00e9 de clarifier l\u2019\u00e9quilibre entre int\u00e9gration \u00e9conomique, gouvernance politique et s\u00e9curit\u00e9 collective ;<\/li>\n<li>l\u2019importance de rendre les d\u00e9cisions plus lisibles et plus inclusives, en associant davantage les soci\u00e9t\u00e9s civiles, les acteurs \u00e9conomiques et les collectivit\u00e9s locales ;<\/li>\n<li>le besoin de traiter de mani\u00e8re plus coh\u00e9rente les atteintes \u00e0 l\u2019ordre constitutionnel, qu\u2019elles viennent de coups d\u2019\u00c9tat militaires ou de manipulations institutionnelles par des r\u00e9gimes \u00e9lus ;<\/li>\n<li>l\u2019urgence d\u2019am\u00e9liorer la capacit\u00e9 de r\u00e9ponse collective aux crises s\u00e9curitaires, sans se limiter \u00e0 des dispositifs d\u00e9claratifs.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nPlusieurs sc\u00e9narios restent ouverts : recomposition de la CEDEAO autour d\u2019un noyau d\u2019\u00c9tats c\u00f4tiers, retour n\u00e9goci\u00e9 de certains \u00c9tats sah\u00e9liens, coexistence durable avec de nouveaux blocs r\u00e9gionaux, ou affaiblissement progressif de l\u2019organisation au profit de cadres plus restreints. Les d\u00e9bats en cours entre chercheurs, praticiens et acteurs politiques portent pr\u00e9cis\u00e9ment sur ces trajectoires possibles, sans consensus \u00e9tabli \u00e0 ce stade.\n<\/p>\n<p>\nLa contestation de la CEDEAO appara\u00eet ainsi moins comme un rejet pur et simple de l\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale que comme une critique des modalit\u00e9s actuelles de cette int\u00e9gration, de sa gouvernance et de son articulation avec les r\u00e9alit\u00e9s sociales et s\u00e9curitaires ouest-africaines.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La Communaut\u00e9 \u00e9conomique des \u00c9tats de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest (CEDEAO) traverse une crise de l\u00e9gitimit\u00e9 majeure. Cr\u00e9\u00e9e en 1975 pour favoriser l\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale, elle est aujourd\u2019hui accus\u00e9e d\u2019inefficacit\u00e9, de partialit\u00e9 politique et de d\u00e9connexion des r\u00e9alit\u00e9s sociales. Les retraits annonc\u00e9s du Mali, du Burkina Faso et du Niger en 2024 ont rendu cette contestation particuli\u00e8rement [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"_seopress_robots_primary_cat":"","_seopress_titles_title":"Pourquoi la CEDEAO est contest\u00e9e en Afrique de l\u2019Ouest","_seopress_titles_desc":"Sanctions, putschs, souverainisme : pourquoi la CEDEAO est-elle de plus en plus contest\u00e9e en Afrique de l\u2019Ouest ? Analyse claire et nuanc\u00e9e.","_seopress_robots_index":"","footnotes":""},"acteur":[112],"niveau":[114],"risque":[116,117],"thematique":[135,137,136],"zone":[133,127,131,129,128,134,130,132],"class_list":{"0":"post-22710","1":"post","2":"type-post","3":"status-publish","4":"format-standard","6":"acteur-acteurs-internationaux-et-organisations-regionales","7":"niveau-niveau-analytique","8":"risque-risques-politiques","9":"risque-risques-securitaires","10":"thematique-conflits-armes-et-terrorisme","11":"thematique-geopolitique-et-acteurs-internationaux","12":"thematique-gouvernance-et-transitions-politiques","13":"zone-benin","14":"zone-burkina-faso","15":"zone-cote-divoire","16":"zone-mali","17":"zone-niger","18":"zone-nigeria","19":"zone-senegal","20":"zone-togo"},"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/sahel.watch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22710","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/sahel.watch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/sahel.watch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sahel.watch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/sahel.watch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=22710"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/sahel.watch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22710\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":27363,"href":"https:\/\/sahel.watch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/22710\/revisions\/27363"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/sahel.watch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=22710"}],"wp:term":[{"taxonomy":"acteur","embeddable":true,"href":"https:\/\/sahel.watch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/acteur?post=22710"},{"taxonomy":"niveau","embeddable":true,"href":"https:\/\/sahel.watch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/niveau?post=22710"},{"taxonomy":"risque","embeddable":true,"href":"https:\/\/sahel.watch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/risque?post=22710"},{"taxonomy":"thematique","embeddable":true,"href":"https:\/\/sahel.watch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/thematique?post=22710"},{"taxonomy":"zone","embeddable":true,"href":"https:\/\/sahel.watch\/en\/wp-json\/wp\/v2\/zone?post=22710"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}