{"id":22709,"date":"2026-01-13T10:50:45","date_gmt":"2026-01-13T10:50:45","guid":{"rendered":"https:\/\/sahel.watch\/?p=22709"},"modified":"2026-03-22T18:05:44","modified_gmt":"2026-03-22T18:05:44","slug":"les-retraits-militaires-etrangers-ont-ils-aggrave-la-situation","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sahel.watch\/en\/les-retraits-militaires-etrangers-ont-ils-aggrave-la-situation\/","title":{"rendered":"Les retraits militaires \u00e9trangers ont-ils aggrav\u00e9 la situation ?"},"content":{"rendered":"<p>\nLes retraits militaires \u00e9trangers au Sahel et dans une partie de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest \u2013 forces fran\u00e7aises, europ\u00e9ennes, onusiennes ou am\u00e9ricaines \u2013 alimentent un d\u00e9bat intense : ont-ils aggrav\u00e9 la situation s\u00e9curitaire, ou r\u00e9v\u00e9l\u00e9 des fragilit\u00e9s d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sentes ? L\u2019enjeu d\u00e9passe le seul Sahel central (Mali, Burkina Faso, Niger) et touche les pays c\u00f4tiers du Golfe de Guin\u00e9e, inquiets d\u2019un \u00ab effet domino \u00bb.\n<\/p>\n<h2>Ce que recouvrent les \u00ab retraits militaires \u00e9trangers \u00bb<\/h2>\n<p>\nDepuis 2020, plusieurs mouvements majeurs se sont succ\u00e9d\u00e9 :\n<\/p>\n<ul>\n<li>fin progressive de l\u2019op\u00e9ration fran\u00e7aise Barkhane et de la force europ\u00e9enne Takuba au Mali, puis au Burkina Faso et au Niger ;<\/li>\n<li>retrait acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 de la MINUSMA (mission de l\u2019ONU au Mali) en 2023, \u00e0 la demande des autorit\u00e9s maliennes ;<\/li>\n<li>remise en cause de la coop\u00e9ration militaire avec la France au Burkina Faso (2023) puis au Niger (2023\u20132024) ;<\/li>\n<li>r\u00e9duction ou red\u00e9ploiement de certains dispositifs am\u00e9ricains (notamment au Niger en 2024).<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nDans le m\u00eame temps, d\u2019autres acteurs ont pris davantage de place : compagnies militaires priv\u00e9es russes ou assimil\u00e9es, instructeurs \u00e9trangers, nouveaux accords de d\u00e9fense. Il ne s\u2019agit donc pas d\u2019un \u00ab vide total \u00bb, mais d\u2019un basculement de partenariats et de modes d\u2019intervention.\n<\/p>\n<h2>Une ins\u00e9curit\u00e9 d\u00e9j\u00e0 en forte d\u00e9gradation avant les retraits<\/h2>\n<p>\nLes donn\u00e9es disponibles (ACLED, rapports de l\u2019International Crisis Group, ISS Africa, Small Arms Survey) montrent une hausse continue des violences bien avant les retraits massifs :\n<\/p>\n<ul>\n<li>au Mali, la mont\u00e9e en puissance des groupes jihadistes (JNIM, \u00c9tat islamique au Grand Sahara) est ant\u00e9rieure \u00e0 2020, avec une extension vers le centre du pays et les fronti\u00e8res burkinab\u00e8 et nig\u00e9rienne ;<\/li>\n<li>au Burkina Faso, les attaques se multiplient \u00e0 partir de 2016\u20132017, avec une d\u00e9stabilisation rapide des zones rurales et frontali\u00e8res ;<\/li>\n<li>au Niger, les r\u00e9gions de Tillab\u00e9ri et Diffa sont affect\u00e9es depuis plusieurs ann\u00e9es par des violences li\u00e9es \u00e0 la fois au bassin du lac Tchad et au Liptako-Gourma.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nCes dynamiques s\u2019expliquent par un ensemble de facteurs : gouvernance locale fragile, sentiment d\u2019abandon des populations, conflits fonciers et pastoraux, \u00e9conomie informelle et trafics, rivalit\u00e9s entre groupes arm\u00e9s, strat\u00e9gies d\u2019implantation des organisations jihadistes. Les op\u00e9rations \u00e9trang\u00e8res ont parfois permis de neutraliser des chefs ou de perturber des r\u00e9seaux, mais n\u2019ont pas enray\u00e9 ces tendances lourdes.\n<\/p>\n<p>\nParler d\u2019une situation \u00ab aggrav\u00e9e uniquement \u00bb par les retraits occulte donc la profondeur des causes structurelles et la trajectoire d\u00e9j\u00e0 d\u00e9grad\u00e9e de la s\u00e9curit\u00e9 dans la r\u00e9gion.\n<\/p>\n<h2>Quels effets directs des retraits sur la violence arm\u00e9e ?<\/h2>\n<p>\nPlusieurs \u00e9l\u00e9ments ressortent des analyses r\u00e9centes, m\u00eame si les donn\u00e9es restent partielles et parfois contest\u00e9es.\n<\/p>\n<h3>Perte de capacit\u00e9s a\u00e9riennes, de renseignement et de logistique<\/h3>\n<p>\nLes forces nationales ont perdu, avec les retraits occidentaux et onusiens, un appui important en :\n<\/p>\n<ul>\n<li>renseignement (imagerie, interceptions, surveillance a\u00e9rienne) ;<\/li>\n<li>mobilit\u00e9 (h\u00e9licopt\u00e8res, avions de transport, moyens routiers prot\u00e9g\u00e9s) ;<\/li>\n<li>soutien m\u00e9dical et logistique.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nCette r\u00e9duction de capacit\u00e9s complique la tenue de vastes territoires ruraux et frontaliers, d\u00e9j\u00e0 difficiles d\u2019acc\u00e8s. Dans certaines zones, les groupes arm\u00e9s ont profit\u00e9 de fen\u00eatres d\u2019opportunit\u00e9 pour reprendre l\u2019initiative, notamment l\u00e0 o\u00f9 les forces internationales jouaient un r\u00f4le de \u00ab tampon \u00bb ou de dissuasion.\n<\/p>\n<h3>Reconfiguration des zones de contr\u00f4le et des routes de mobilit\u00e9<\/h3>\n<p>\nLe d\u00e9part de contingents \u00e9trangers ou onusiens a entra\u00een\u00e9 une reconfiguration rapide des espaces :\n<\/p>\n<ul>\n<li>certaines bases ou emprises ont \u00e9t\u00e9 reprises par les forces nationales ou leurs alli\u00e9s, mais sans toujours disposer des moyens n\u00e9cessaires pour s\u00e9curiser l\u2019environnement imm\u00e9diat ;<\/li>\n<li>dans d\u2019autres cas, le retrait a cr\u00e9\u00e9 des \u00ab trous s\u00e9curitaires \u00bb temporaires, exploit\u00e9s par des groupes jihadistes ou des milices locales ;<\/li>\n<li>les routes commerciales et de transhumance se sont adapt\u00e9es, parfois en se d\u00e9pla\u00e7ant vers des corridors plus risqu\u00e9s, alimentant les risques d\u2019extorsion et de violences contre les civils.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nLes effets varient fortement selon les r\u00e9gions : certaines localit\u00e9s ont vu la pr\u00e9sence \u00e9tatique se renforcer, d\u2019autres ont bascul\u00e9 dans une zone de non-droit de facto.\n<\/p>\n<h3>Impact diff\u00e9renci\u00e9 sur les violences contre civils<\/h3>\n<p>\nLes statistiques de violences contre les civils montrent des variations contrast\u00e9es. Dans certaines zones, la fin de certaines op\u00e9rations \u00e9trang\u00e8res, souvent critiqu\u00e9es pour les bavures ou dommages collat\u00e9raux, a pu r\u00e9duire ponctuellement la violence directe li\u00e9e aux frappes. Mais dans de nombreux cas, la diminution de la pression militaire sur les groupes arm\u00e9s s\u2019est traduite par :\n<\/p>\n<ul>\n<li>une intensification des exactions contre les populations accus\u00e9es de collusion avec l\u2019adversaire ;<\/li>\n<li>une multiplication de recrutements forc\u00e9s, de pillages et de taxation ill\u00e9gale ;<\/li>\n<li>une augmentation des d\u00e9placements forc\u00e9s de populations.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nLes rapports d\u2019ONG et d\u2019organisations internationales soulignent aussi une hausse de certaines violences imput\u00e9es \u00e0 des forces nationales ou \u00e0 des suppl\u00e9tifs (milices, groupes d\u2019auto-d\u00e9fense), dans un contexte de guerre asym\u00e9trique et de m\u00e9fiance envers certaines communaut\u00e9s.\n<\/p>\n<h2>Effets politiques et symboliques : souverainet\u00e9, l\u00e9gitimit\u00e9, attentes<\/h2>\n<p>\nLes retraits \u00e9trangers ne sont pas seulement militaires ; ils sont aussi \u00e9minemment politiques.\n<\/p>\n<h3>Renforcement du discours de souverainet\u00e9<\/h3>\n<p>\nAu Mali, au Burkina Faso et au Niger, les autorit\u00e9s de transition ont fait des retraits un marqueur de souverainet\u00e9 retrouv\u00e9e. Ce discours rencontre un \u00e9cho r\u00e9el dans une partie de l\u2019opinion, fatigu\u00e9e d\u2019une pr\u00e9sence \u00e9trang\u00e8re jug\u00e9e inefficace et parfois intrusive.\n<\/p>\n<p>\nCe repositionnement peut renforcer, \u00e0 court terme, la l\u00e9gitimit\u00e9 politique interne. Mais il cr\u00e9e aussi une attente forte : si la sortie des partenaires occidentaux \u00e9tait pr\u00e9sent\u00e9e comme une condition de l\u2019am\u00e9lioration s\u00e9curitaire, les populations attendent des r\u00e9sultats rapides, difficiles \u00e0 obtenir dans un contexte de conflit prolong\u00e9.\n<\/p>\n<h3>Recomposition des alliances et d\u00e9pendances ext\u00e9rieures<\/h3>\n<p>\nLes retraits occidentaux ont \u00e9t\u00e9 partiellement compens\u00e9s par d\u2019autres partenariats, notamment avec la Russie et certains acteurs priv\u00e9s de s\u00e9curit\u00e9. Cette recomposition ne supprime pas la d\u00e9pendance ext\u00e9rieure, mais la d\u00e9place.\n<\/p>\n<p>\nLes effets sur la s\u00e9curit\u00e9 restent difficiles \u00e0 mesurer de mani\u00e8re ind\u00e9pendante, faute de donn\u00e9es fiables et de transparence sur les mandats, les r\u00e8gles d\u2019engagement et les cha\u00eenes de commandement. Plusieurs analyses soulignent toutefois :\n<\/p>\n<ul>\n<li>un recentrage des efforts sur la protection des r\u00e9gimes et des centres urbains strat\u00e9giques ;<\/li>\n<li>une priorit\u00e9 donn\u00e9e \u00e0 la lutte militaire, avec un risque de marginalisation des dimensions politiques, sociales et \u00e9conomiques de la crise ;<\/li>\n<li>des zones d\u2019ombre sur la conduite des op\u00e9rations et le traitement des violations des droits humains.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>Cons\u00e9quences r\u00e9gionales : Sahel, pays c\u00f4tiers et corridors transfrontaliers<\/h2>\n<p>\nLes retraits ne se limitent pas aux fronti\u00e8res des pays concern\u00e9s. Ils modifient l\u2019\u00e9quilibre r\u00e9gional.\n<\/p>\n<h3>Risque de d\u00e9bordement vers les pays c\u00f4tiers<\/h3>\n<p>\nLes pays du Golfe de Guin\u00e9e (B\u00e9nin, Togo, C\u00f4te d\u2019Ivoire, Ghana) renforcent leurs dispositifs s\u00e9curitaires dans les zones frontali\u00e8res avec le Burkina Faso et le Niger. Les incursions de groupes arm\u00e9s dans le nord du B\u00e9nin et du Togo, d\u00e9j\u00e0 document\u00e9es, montrent que la pression se d\u00e9place vers le sud.\n<\/p>\n<p>\nLa r\u00e9duction des capacit\u00e9s \u00e9trang\u00e8res au Sahel central, combin\u00e9e \u00e0 la fragilit\u00e9 des fronti\u00e8res, peut faciliter :\n<\/p>\n<ul>\n<li>la circulation de combattants et d\u2019armes ;<\/li>\n<li>le d\u00e9placement de certaines activit\u00e9s criminelles (trafic de carburant, b\u00e9tail, or, drogues) ;<\/li>\n<li>la recherche de nouvelles zones de repli et de ressources par les organisations jihadistes.<\/li>\n<\/ul>\n<h3>Espaces transfrontaliers et gouvernance locale<\/h3>\n<p>\nLes zones frontali\u00e8res \u2013 souvent peu administr\u00e9es, avec une forte mobilit\u00e9 pastorale et commerciale \u2013 sont particuli\u00e8rement sensibles. Le retrait des forces internationales y r\u00e9duit parfois les dispositifs conjoints (patrouilles coordonn\u00e9es, \u00e9changes de renseignements, appui logistique), alors m\u00eame que ces espaces n\u00e9cessitent une coop\u00e9ration \u00e9troite entre \u00c9tats.\n<\/p>\n<p>\nLes acteurs locaux (chefferies, comit\u00e9s villageois, associations) restent des pivots essentiels pour la gestion des tensions et la circulation de l\u2019information. Sans appui durable \u00e0 ces structures, le risque est de voir se multiplier des arrangements locaux de s\u00e9curit\u00e9, parfois en lien avec des groupes arm\u00e9s ou des milices, qui peuvent \u00e0 terme alimenter de nouveaux cycles de violence.\n<\/p>\n<h2>Les retraits ont-ils \u00ab aggrav\u00e9 \u00bb la situation ? Une r\u00e9ponse nuanc\u00e9e<\/h2>\n<p>\nPlusieurs \u00e9l\u00e9ments peuvent \u00eatre distingu\u00e9s.\n<\/p>\n<h3>Aggravation conjoncturelle dans certaines zones<\/h3>\n<p>\nDans des espaces o\u00f9 la pr\u00e9sence \u00e9trang\u00e8re jouait un r\u00f4le direct de dissuasion ou de soutien aux forces locales, le retrait a pu :\n<\/p>\n<ul>\n<li>acc\u00e9l\u00e9rer la perte de contr\u00f4le de certaines localit\u00e9s rurales ;<\/li>\n<li>faciliter la recomposition de sanctuaires pour les groupes arm\u00e9s ;<\/li>\n<li>augmenter, \u00e0 court terme, la vuln\u00e9rabilit\u00e9 des civils.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nCes effets sont particuli\u00e8rement visibles l\u00e0 o\u00f9 les forces nationales ne disposaient pas encore des moyens, de la logistique ou de la confiance des populations n\u00e9cessaires pour prendre le relais.\n<\/p>\n<h3>R\u00e9v\u00e9lation de fragilit\u00e9s structurelles<\/h3>\n<p>\nAu-del\u00e0 de ces effets conjoncturels, les retraits ont surtout mis en lumi\u00e8re des fragilit\u00e9s profondes :\n<\/p>\n<ul>\n<li>d\u00e9pendance de longue date \u00e0 des appuis ext\u00e9rieurs pour la s\u00e9curit\u00e9 de vastes portions du territoire ;<\/li>\n<li>faiblesse de la gouvernance locale, de la justice et des services publics dans les zones rurales ;<\/li>\n<li>tensions communautaires et concurrence pour les ressources, que la seule action militaire ne peut r\u00e9soudre ;<\/li>\n<li>manque de m\u00e9canismes r\u00e9gionaux robustes et p\u00e9rennes de coop\u00e9ration s\u00e9curitaire.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nLes retraits ne cr\u00e9ent pas ces fragilit\u00e9s, mais ils les rendent plus visibles, en obligeant les \u00c9tats et leurs partenaires \u00e0 repenser les mod\u00e8les de s\u00e9curit\u00e9 et de gouvernance territoriale.\n<\/p>\n<h3>Un moment de bascule plut\u00f4t qu\u2019une cause unique<\/h3>\n<p>\nLes retraits militaires \u00e9trangers apparaissent moins comme une cause unique d\u2019aggravation que comme un moment de bascule dans un conflit d\u00e9j\u00e0 profond\u00e9ment enracin\u00e9. Ils modifient les \u00e9quilibres de forces, redistribuent les alliances, et acc\u00e9l\u00e8rent certains processus (recomposition des groupes arm\u00e9s, d\u00e9placement des fronts, renforcement ou affaiblissement de r\u00e9gimes).\n<\/p>\n<p>\nL\u2019\u00e9volution \u00e0 moyen terme d\u00e9pendra de plusieurs facteurs :\n<\/p>\n<ul>\n<li>la capacit\u00e9 des \u00c9tats \u00e0 reconstruire des forces de s\u00e9curit\u00e9 mieux ancr\u00e9es localement et plus responsables ;<\/li>\n<li>l\u2019articulation entre r\u00e9ponses militaires, politiques et socio-\u00e9conomiques ;<\/li>\n<li>la qualit\u00e9 des nouveaux partenariats internationaux, en termes de transparence, de respect des droits et d\u2019efficacit\u00e9 ;<\/li>\n<li>le r\u00f4le des communaut\u00e9s locales et des autorit\u00e9s traditionnelles dans la gestion des conflits et la m\u00e9diation.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nL\u2019enjeu central reste moins la pr\u00e9sence ou l\u2019absence de tel partenaire \u00e9tranger que la construction de syst\u00e8mes de s\u00e9curit\u00e9 et de gouvernance capables de r\u00e9pondre aux r\u00e9alit\u00e9s locales, dans un environnement r\u00e9gional tr\u00e8s interconnect\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les retraits militaires \u00e9trangers au Sahel et dans une partie de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest \u2013 forces fran\u00e7aises, europ\u00e9ennes, onusiennes ou am\u00e9ricaines \u2013 alimentent un d\u00e9bat intense : ont-ils aggrav\u00e9 la situation s\u00e9curitaire, ou r\u00e9v\u00e9l\u00e9 des fragilit\u00e9s d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sentes ? 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