{"id":22707,"date":"2026-02-01T15:07:00","date_gmt":"2026-02-01T15:07:00","guid":{"rendered":"https:\/\/sahel.watch\/?p=22707"},"modified":"2026-03-22T18:05:37","modified_gmt":"2026-03-22T18:05:37","slug":"existe-t-il-encore-des-sanctuaires-terroristes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sahel.watch\/en\/existe-t-il-encore-des-sanctuaires-terroristes\/","title":{"rendered":"Existe-t-il encore des sanctuaires terroristes ?"},"content":{"rendered":"<p><h2>Sanctuaire terroriste : de quoi parle-t-on exactement ?<\/h2>\n<p>Le terme de \u00ab sanctuaire terroriste \u00bb d\u00e9signe classiquement un espace o\u00f9 un groupe arm\u00e9 peut se reposer, s\u2019entra\u00eener, recruter, planifier et financer ses op\u00e9rations, avec un risque limit\u00e9 d\u2019intervention ext\u00e9rieure. Dans les ann\u00e9es 2000, l\u2019image type \u00e9tait celle de l\u2019Afghanistan des talibans avant 2001.<\/p>\n<p>Cette vision repose sur trois \u00e9l\u00e9ments principaux :<\/p>\n<ul>\n<li>un <strong>territoire relativement stable<\/strong>, contr\u00f4l\u00e9 ou au moins largement influenc\u00e9 par un groupe arm\u00e9 ;<\/li>\n<li>une <strong>faible pression militaire ext\u00e9rieure<\/strong>, permettant une certaine permanence des infrastructures (camps, d\u00e9p\u00f4ts, circuits logistiques) ;<\/li>\n<li>une <strong>forme de tol\u00e9rance, d\u2019incapacit\u00e9 ou de collusion<\/strong> de la part des autorit\u00e9s \u00e9tatiques ou d\u2019acteurs locaux.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Or, les dynamiques du jihadisme contemporain, en particulier en Afrique de l\u2019Ouest, rendent ce mod\u00e8le de sanctuaire fixe beaucoup moins adapt\u00e9. Les groupes arm\u00e9s se recomposent, se d\u00e9placent, se fondent dans les soci\u00e9t\u00e9s locales et s\u2019ins\u00e8rent dans des conflictualit\u00e9s multiples (foncier, pastoralisme, trafics, gouvernance locale).<\/p>\n<h2>Pourquoi l\u2019id\u00e9e de sanctuaire \u00ab classique \u00bb est de plus en plus d\u00e9pass\u00e9e<\/h2>\n<p>Plusieurs tendances lourdes limitent aujourd\u2019hui l\u2019existence de sanctuaires au sens traditionnel du terme :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Pression internationale accrue<\/strong> : surveillance a\u00e9rienne, renseignement technique, coop\u00e9ration r\u00e9gionale, instruments juridiques (listes de sanctions, lutte contre le financement du terrorisme) r\u00e9duisent la possibilit\u00e9 de zones totalement \u00ab hors de port\u00e9e \u00bb.<\/li>\n<li><strong>Fragmentation des groupes arm\u00e9s<\/strong> : scissions internes, rivalit\u00e9s entre factions, concurrence entre organisations affili\u00e9es \u00e0 Al-Qa\u00efda et \u00e0 l\u2019\u00c9tat islamique compliquent la stabilisation de sanctuaires durables.<\/li>\n<li><strong>Mobilit\u00e9 strat\u00e9gique<\/strong> : de nombreux groupes privil\u00e9gient des modes op\u00e9ratoires plus fluides (petites katibas mobiles, dispersion des caches, insertion dans les circuits \u00e9conomiques locaux) plut\u00f4t que des bases fixes expos\u00e9es aux frappes ou aux offensives terrestres.<\/li>\n<li><strong>Hybridation avec les \u00e9conomies locales<\/strong> : taxation des routes commerciales, contr\u00f4le de march\u00e9s ruraux, pr\u00e9l\u00e8vement sur l\u2019orpaillage ou le b\u00e9tail transhumant cr\u00e9ent des formes de pr\u00e9sence diffuse, moins visibles qu\u2019un camp militaire mais tout aussi structurantes.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Parler de sanctuaires n\u2019a donc de sens qu\u2019en tenant compte de cette \u00e9volution : moins de bases monolithiques, davantage de <strong>espaces de repli, de transit et d\u2019influence<\/strong>, souvent imbriqu\u00e9s dans le tissu social et \u00e9conomique local.<\/p>\n<h2>Des sanctuaires existent-ils encore ? Une r\u00e9ponse nuanc\u00e9e<\/h2>\n<p>Il reste des zones qui remplissent en grande partie les fonctions d\u2019un sanctuaire, mais de mani\u00e8re plus fragment\u00e9e et plus instable qu\u2019autrefois. En Afrique de l\u2019Ouest et au Sahel, plusieurs types d\u2019espaces se distinguent :<\/p>\n<h3>Zones rurales p\u00e9riph\u00e9riques et \u00ab vides \u00e9tatiques \u00bb<\/h3>\n<p>Dans de larges portions du Burkina Faso, du Mali, du Niger ou du nord du Nigeria, l\u2019\u00c9tat est peu pr\u00e9sent, voire absent : peu d\u2019administrations, de services publics ou de forces de s\u00e9curit\u00e9 permanentes. Ces espaces offrent :<\/p>\n<ul>\n<li>des <strong>zones de repli<\/strong> pour les combattants apr\u00e8s des op\u00e9rations ;<\/li>\n<li>des <strong>espaces d\u2019entra\u00eenement et de stockage<\/strong> relativement discrets (brousse, for\u00eats, zones de savane difficilement accessibles) ;<\/li>\n<li>des <strong>populations rurales vuln\u00e9rables<\/strong>, soumises \u00e0 des pressions crois\u00e9es (groupes arm\u00e9s, milices, forces \u00e9tatiques) et parfois contraintes \u00e0 la cohabitation ou \u00e0 la collaboration.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ces zones ne sont pas toujours des sanctuaires pleinement s\u00e9curis\u00e9s : elles restent expos\u00e9es \u00e0 des op\u00e9rations militaires, \u00e0 des changements d\u2019alliances locales et \u00e0 des rivalit\u00e9s entre groupes. Mais elles offrent un <strong>environnement relativement favorable \u00e0 la r\u00e9silience des organisations arm\u00e9es<\/strong>.<\/p>\n<h3>Espaces transfrontaliers et \u00ab marges \u00bb r\u00e9gionales<\/h3>\n<p>Les fronti\u00e8res longues, peu contr\u00f4l\u00e9es et peu \u00e9quip\u00e9es constituent des atouts strat\u00e9giques majeurs pour les groupes arm\u00e9s. Dans le Sahel et le Golfe de Guin\u00e9e, plusieurs couloirs transfrontaliers jouent ce r\u00f4le :<\/p>\n<ul>\n<li>les zones \u00e0 cheval sur le <strong>Mali, le Burkina Faso et le Niger<\/strong>, souvent d\u00e9crites comme un \u00ab triangle \u00bb ou une zone des trois fronti\u00e8res ;<\/li>\n<li>les espaces frontaliers entre <strong>Burkina Faso, C\u00f4te d\u2019Ivoire, B\u00e9nin et Togo<\/strong>, o\u00f9 les groupes cherchent \u00e0 s\u2019implanter ou \u00e0 tester des incursions ;<\/li>\n<li>les r\u00e9gions frontali\u00e8res du <strong>nord du Nigeria, du Niger, du Tchad et du Cameroun<\/strong> (bassin du lac Tchad), qui ont longtemps servi de base \u00e0 Boko Haram et \u00e0 ses dissidences.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ces espaces permettent :<\/p>\n<ul>\n<li>de <strong>jouer des diff\u00e9rences de pr\u00e9sence \u00e9tatique<\/strong> entre pays voisins ;<\/li>\n<li>de <strong>diversifier les routes logistiques<\/strong> (armes, carburant, b\u00e9tail, or, produits de contrebande) ;<\/li>\n<li>de <strong>rendre plus complexe la coordination r\u00e9gionale<\/strong> des op\u00e9rations militaires et judiciaires.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Il s\u2019agit moins de sanctuaires ferm\u00e9s que de <strong>zones de circulation s\u00e9curis\u00e9e relative<\/strong>, o\u00f9 les groupes peuvent se red\u00e9ployer en cas de pression accrue dans un pays donn\u00e9.<\/p>\n<h3>For\u00eats, massifs et zones \u00e9cologiquement protectrices<\/h3>\n<p>Certains environnements offrent des avantages naturels : relief accident\u00e9, couvert forestier dense, r\u00e9seaux de pistes difficiles \u00e0 surveiller. Au Sahel et dans le nord du Golfe de Guin\u00e9e, plusieurs for\u00eats ou massifs ont \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9s comme des <strong>points d\u2019ancrage r\u00e9guliers<\/strong> pour des groupes jihadistes ou des bandits arm\u00e9s.<\/p>\n<p>Ces espaces servent souvent de :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>bases saisonni\u00e8res<\/strong> (repli en saison s\u00e8che ou apr\u00e8s une offensive) ;<\/li>\n<li><strong>centres logistiques<\/strong> pour la r\u00e9paration de v\u00e9hicules, la fabrication d\u2019engins explosifs improvis\u00e9s, le stockage de carburant ou de vivres ;<\/li>\n<li><strong>zones de n\u00e9gociation<\/strong> pour les ran\u00e7ons, les \u00e9changes de prisonniers ou les arrangements locaux.<\/li>\n<\/ul>\n<p>La protection qu\u2019ils offrent reste toutefois relative, en particulier face aux moyens a\u00e9riens ou aux op\u00e9rations coordonn\u00e9es entre plusieurs forces.<\/p>\n<h2>De sanctuaires territoriaux \u00e0 des \u00ab \u00e9cosyst\u00e8mes \u00bb d\u2019ancrage<\/h2>\n<p>Plut\u00f4t que de sanctuaires au sens strict, de nombreux travaux r\u00e9cents d\u00e9crivent des <strong>\u00e9cosyst\u00e8mes de violence<\/strong> o\u00f9 se combinent :<\/p>\n<ul>\n<li>groupes jihadistes, milices communautaires, bandits, trafiquants ;<\/li>\n<li>\u00e9lus locaux, notables, leaders religieux ou traditionnels, parfois pris entre pressions multiples ;<\/li>\n<li>acteurs \u00e9conomiques formels et informels (transport, commerce, orpaillage, \u00e9levage, artisanat) ;<\/li>\n<li>forces \u00e9tatiques dont la pr\u00e9sence est irr\u00e9guli\u00e8re, parfois per\u00e7ue comme protectrice, parfois comme pr\u00e9datrice.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Dans ces configurations, la \u00ab s\u00e9curit\u00e9 \u00bb du groupe arm\u00e9 ne repose pas uniquement sur un contr\u00f4le militaire du terrain, mais aussi sur :<\/p>\n<ul>\n<li>des <strong>accords tacites<\/strong> avec certains acteurs locaux, qui tol\u00e8rent la pr\u00e9sence du groupe en \u00e9change de protection, de revenus ou de r\u00e8glement de conflits ;<\/li>\n<li>des <strong>strat\u00e9gies d\u2019insertion sociale<\/strong> (mariages, m\u00e9diation de litiges, justice parall\u00e8le, redistribution partielle des ressources) ;<\/li>\n<li>une <strong>capacit\u00e9 \u00e0 exploiter les griefs locaux<\/strong> (acc\u00e8s \u00e0 la terre, conflits entre agriculteurs et \u00e9leveurs, ressentiment envers l\u2019administration).<\/li>\n<\/ul>\n<p>Le sanctuaire devient alors moins un lieu pr\u00e9cis qu\u2019un <strong>r\u00e9seau de complicit\u00e9s, de peurs et d\u2019int\u00e9r\u00eats<\/strong>, qui permet au groupe de se d\u00e9placer, de se cacher et de se reconstituer malgr\u00e9 les op\u00e9rations militaires.<\/p>\n<h2>Quels enjeux pour les \u00c9tats, les organisations et les entreprises ?<\/h2>\n<p>Pour les acteurs \u00e9tatiques, les ONG et les entreprises pr\u00e9sentes en Afrique de l\u2019Ouest, la question n\u2019est pas seulement de savoir si des sanctuaires existent, mais <strong>comment \u00e9voluent les espaces de repli et d\u2019influence<\/strong> des groupes arm\u00e9s.<\/p>\n<p>Plusieurs implications strat\u00e9giques se d\u00e9gagent :<\/p>\n<ul>\n<li><strong>La fin de l\u2019illusion d\u2019un \u00ab front \u00bb lin\u00e9aire<\/strong> : la menace ne se limite pas \u00e0 une zone rouge clairement d\u00e9limit\u00e9e. Elle peut se diffuser par des couloirs ruraux, des r\u00e9seaux commerciaux ou des liens communautaires, parfois loin des zones de combats les plus visibles.<\/li>\n<li><strong>La centralit\u00e9 des dynamiques locales<\/strong> : comprendre qui contr\u00f4le quoi, qui taxe quelles routes, quels march\u00e9s ou quels sites miniers devient aussi important que de suivre les grandes annonces politico-militaires.<\/li>\n<li><strong>La volatilit\u00e9 des cartes de risque<\/strong> : des zones consid\u00e9r\u00e9es comme \u00ab sanctuaires \u00bb peuvent rapidement devenir des espaces contest\u00e9s, et inversement. Les changements d\u2019alliances, les reconfigurations militaires ou les d\u00e9placements de populations modifient rapidement les \u00e9quilibres.<\/li>\n<li><strong>L\u2019importance des espaces transfrontaliers<\/strong> : les fronti\u00e8res nationales ne refl\u00e8tent pas les territoires d\u2019action des groupes arm\u00e9s. Les analyses strictement nationales risquent de sous-estimer la dimension r\u00e9gionale des sanctuaires mouvants.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Pour les organisations et entreprises, ces \u00e9volutions appellent une <strong>lecture fine des territoires<\/strong>, int\u00e9grant \u00e0 la fois les facteurs s\u00e9curitaires, politiques, \u00e9conomiques et sociaux, et une attention particuli\u00e8re aux signaux faibles : mont\u00e9e des violences locales, changements dans les circuits \u00e9conomiques, recomposition des autorit\u00e9s coutumi\u00e8res ou religieuses.<\/p>\n<h2>Conclusion : les sanctuaires n\u2019ont pas disparu, ils ont chang\u00e9 de forme<\/h2>\n<p>Les sanctuaires terroristes au sens classique \u2013 vastes zones contr\u00f4l\u00e9es sans contestation par une organisation, \u00e0 l\u2019abri de toute pression ext\u00e9rieure durable \u2013 sont devenus rares. En revanche, <strong>les fonctions du sanctuaire<\/strong> (protection, logistique, recrutement, formation, financement) subsistent, mais r\u00e9parties dans des espaces plus fragment\u00e9s, plus mobiles et plus imbriqu\u00e9s dans les soci\u00e9t\u00e9s locales.<\/p>\n<p>Parler de sanctuaires reste pertinent \u00e0 condition de :<\/p>\n<ul>\n<li>ne pas les r\u00e9duire \u00e0 des \u00ab zones grises \u00bb fig\u00e9es sur une carte ;<\/li>\n<li>les envisager comme des <strong>configurations dynamiques<\/strong>, faites de territoires, de r\u00e9seaux sociaux, de circuits \u00e9conomiques et de jeux d\u2019alliances ;<\/li>\n<li>reconna\u00eetre la part d\u2019incertitude et de d\u00e9bat : la fronti\u00e8re entre simple zone d\u2019influence, base logistique et sanctuaire \u00e0 part enti\u00e8re reste souvent floue.<\/li>\n<\/ul>\n<p>La question n\u2019est donc pas tant de savoir si les sanctuaires existent encore, mais de comprendre <strong>comment ils se recomposent<\/strong>, et comment ces recompositions redessinent les risques pour les \u00c9tats, les populations et les acteurs \u00e9conomiques en Afrique de l\u2019Ouest.<\/p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sanctuaire terroriste : de quoi parle-t-on exactement ? 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