{"id":22699,"date":"2025-11-27T13:57:57","date_gmt":"2025-11-27T13:57:57","guid":{"rendered":"https:\/\/sahel.watch\/?p=22699"},"modified":"2026-03-22T18:05:13","modified_gmt":"2026-03-22T18:05:13","slug":"pourquoi-la-securite-sest-elle-degradee-en-afrique-de-louest","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sahel.watch\/en\/pourquoi-la-securite-sest-elle-degradee-en-afrique-de-louest\/","title":{"rendered":"Pourquoi la s\u00e9curit\u00e9 s\u2019est-elle d\u00e9grad\u00e9e en Afrique de l\u2019Ouest ?"},"content":{"rendered":"<p>La d\u00e9gradation de la s\u00e9curit\u00e9 en Afrique de l\u2019Ouest r\u00e9sulte d\u2019un ensemble de facteurs politiques, sociaux, \u00e9conomiques et g\u00e9opolitiques qui se renforcent mutuellement. Loin d\u2019\u00eatre un ph\u00e9nom\u00e8ne soudain, il s\u2019agit d\u2019un processus progressif, enclench\u00e9 depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 2000 et acc\u00e9l\u00e9r\u00e9 apr\u00e8s 2011, notamment avec la crise libyenne.<\/p>\n<p>Les dynamiques varient selon les pays \u2013 Sahel central, Nigeria, Golfe de Guin\u00e9e c\u00f4tier \u2013 mais plusieurs m\u00e9canismes communs permettent de comprendre pourquoi la r\u00e9gion conna\u00eet aujourd\u2019hui une ins\u00e9curit\u00e9 persistante, marqu\u00e9e par l\u2019extension des groupes arm\u00e9s, l\u2019augmentation des violences contre les civils et la fragilisation des \u00c9tats.<\/p>\n<h2>Fragilit\u00e9 des \u00c9tats et crise de la gouvernance<\/h2>\n<p>Un premier facteur structurant est la faiblesse de nombreuses institutions \u00e9tatiques. Dans plusieurs pays sah\u00e9liens et c\u00f4tiers, l\u2019\u00c9tat est peu pr\u00e9sent hors des capitales et des grands centres urbains. Cette \u00ab absence \u00bb se traduit par des services publics insuffisants (justice, \u00e9ducation, sant\u00e9), une faible r\u00e9gulation \u00e9conomique et une incapacit\u00e9 \u00e0 arbitrer les conflits locaux.<\/p>\n<p>Les travaux de l\u2019International Crisis Group, de l\u2019ISS Africa et de la Banque mondiale soulignent r\u00e9guli\u00e8rement :<\/p>\n<ul>\n<li>la centralisation extr\u00eame du pouvoir politique et budg\u00e9taire, qui marginalise les p\u00e9riph\u00e9ries rurales ;<\/li>\n<li>la corruption et la captation des ressources publiques, qui minent la confiance dans les institutions ;<\/li>\n<li>l\u2019instrumentalisation politique de l\u2019arm\u00e9e et des forces de s\u00e9curit\u00e9, souvent per\u00e7ues comme partisanes ou pr\u00e9datrices ;<\/li>\n<li>la faiblesse de la justice formelle, poussant les populations \u00e0 recourir \u00e0 des arrangements coutumiers, religieux ou \u00e0 des acteurs arm\u00e9s.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Cette crise de gouvernance nourrit un sentiment d\u2019abandon et d\u2019injustice, particuli\u00e8rement chez les jeunes et dans les zones frontali\u00e8res. L\u00e0 o\u00f9 l\u2019\u00c9tat est absent ou per\u00e7u comme ill\u00e9gitime, d\u2019autres acteurs \u2013 chefs traditionnels, milices, groupes jihadistes, trafiquants \u2013 occupent l\u2019espace, offrant parfois une forme d\u2019\u00ab ordre \u00bb alternatif, m\u00eame coercitif.<\/p>\n<h2>Conflits locaux, foncier et pastoralisme<\/h2>\n<p>La d\u00e9gradation s\u00e9curitaire s\u2019enracine \u00e9galement dans des conflits locaux souvent anciens, li\u00e9s \u00e0 l\u2019acc\u00e8s \u00e0 la terre, \u00e0 l\u2019eau et aux ressources pastorales. Dans de nombreuses zones rurales du Sahel et du nord des pays c\u00f4tiers, la pression d\u00e9mographique, la variabilit\u00e9 climatique et l\u2019extension des cultures commerciales (coton, anacarde, etc.) intensifient la comp\u00e9tition entre agriculteurs s\u00e9dentaires et \u00e9leveurs transhumants.<\/p>\n<p>Les \u00e9tudes de l\u2019OCDE, de l\u2019IIED et de plusieurs centres de recherche ouest-africains montrent que :<\/p>\n<ul>\n<li>les couloirs de transhumance sont fragment\u00e9s ou ferm\u00e9s, cr\u00e9ant des tensions r\u00e9currentes ;<\/li>\n<li>les syst\u00e8mes coutumiers de gestion des ressources sont affaiblis, sans \u00eatre r\u00e9ellement remplac\u00e9s par des m\u00e9canismes \u00e9tatiques l\u00e9gitimes ;<\/li>\n<li>les conflits fonciers sont rarement r\u00e9solus de mani\u00e8re impartiale, alimentant un sentiment de discrimination.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les groupes arm\u00e9s, notamment jihadistes, exploitent ces tensions. Ils se positionnent comme arbitres ou protecteurs d\u2019un groupe contre un autre, fournissent une justice rapide (bien que souvent violente) et recrutent parmi les populations qui se sentent l\u00e9s\u00e9es. Dans le centre du Mali, au Burkina Faso ou dans certaines zones du Niger, cette imbrication entre conflits communautaires et agendas jihadistes est d\u00e9sormais bien document\u00e9e.<\/p>\n<h2>Expansion et mutation des groupes jihadistes<\/h2>\n<p>La dynamique jihadiste est un \u00e9l\u00e9ment central, mais non exclusif, de la d\u00e9gradation s\u00e9curitaire. Depuis le d\u00e9but des ann\u00e9es 2010, des organisations affili\u00e9es \u00e0 Al-Qa\u00efda (comme le JNIM) et \u00e0 l\u2019\u00c9tat islamique (notamment l\u2019EIGS et l\u2019ISWAP) se sont implant\u00e9es durablement au Sahel central et dans le bassin du lac Tchad, avant de projeter progressivement leurs activit\u00e9s vers le Golfe de Guin\u00e9e.<\/p>\n<p>Les recherches d\u2019ACLED, de Clingendael et de l\u2019ISS Africa mettent en \u00e9vidence plusieurs caract\u00e9ristiques :<\/p>\n<ul>\n<li>une forte capacit\u00e9 d\u2019adaptation : passage d\u2019attaques spectaculaires \u00e0 une violence diffuse, harc\u00e8lement des forces de s\u00e9curit\u00e9, contr\u00f4le de routes et de march\u00e9s ;<\/li>\n<li>une strat\u00e9gie d\u2019implantation locale : n\u00e9gociation ou coercition vis-\u00e0-vis de communaut\u00e9s, imposition de zakat (imp\u00f4t), arbitrage de litiges ;<\/li>\n<li>une diversification des profils de recrutement : jeunes ruraux marginalis\u00e9s, membres de groupes pastoraux stigmatis\u00e9s, mais aussi trafiquants et individus en qu\u00eate de protection ou de revenus.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ces groupes tirent parti de la porosit\u00e9 des fronti\u00e8res, de la connaissance fine des terrains ruraux et des faiblesses logistiques des arm\u00e9es nationales. Ils s\u2019inscrivent dans des r\u00e9seaux transnationaux, tout en restant profond\u00e9ment ancr\u00e9s dans des dynamiques locales de conflit, ce qui complique toute r\u00e9ponse purement militaire.<\/p>\n<h2>Trafics, \u00e9conomie informelle et criminalit\u00e9 organis\u00e9e<\/h2>\n<p>La r\u00e9gion ouest-africaine est travers\u00e9e par de multiples flux illicites : drogues (coca\u00efne, r\u00e9sine de cannabis), armes l\u00e9g\u00e8res, or et autres ressources naturelles, migrants. Ces trafics ne sont pas nouveaux, mais leur intensification et leur articulation avec les violences arm\u00e9es contribuent \u00e0 la d\u00e9gradation s\u00e9curitaire.<\/p>\n<p>Les rapports de l\u2019UNODC, de Small Arms Survey et de la Global Initiative against Transnational Organized Crime soulignent notamment :<\/p>\n<ul>\n<li>la transformation de certains corridors sah\u00e9liens en routes majeures du narcotrafic transatlantique ;<\/li>\n<li>la circulation massive d\u2019armes depuis les stocks libyens et d\u2019autres zones de conflit ;<\/li>\n<li>l\u2019implication crois\u00e9e d\u2019acteurs \u00e9tatiques corrompus, de groupes arm\u00e9s non \u00e9tatiques et de r\u00e9seaux criminels.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Dans certains contextes, les revenus tir\u00e9s des trafics financent partiellement les groupes jihadistes ou des milices locales. Dans d\u2019autres, ce sont des segments de l\u2019appareil d\u2019\u00c9tat qui tirent profit de ces flux, ce qui affaiblit encore davantage la l\u00e9gitimit\u00e9 des institutions et brouille la fronti\u00e8re entre s\u00e9curit\u00e9 publique et int\u00e9r\u00eats priv\u00e9s.<\/p>\n<h2>Chocs r\u00e9gionaux et effets de contagion<\/h2>\n<p>La d\u00e9gradation s\u00e9curitaire en Afrique de l\u2019Ouest est \u00e9galement le produit de chocs r\u00e9gionaux. La crise libyenne de 2011 a jou\u00e9 un r\u00f4le majeur en favorisant la dispersion d\u2019armes et de combattants vers le Sahel. Les travaux de l\u2019ICG et de plusieurs chercheurs montrent que cet afflux a renforc\u00e9 des r\u00e9bellions existantes et accru les capacit\u00e9s de groupes arm\u00e9s d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sents.<\/p>\n<p>Par ailleurs :<\/p>\n<ul>\n<li>les crises politiques r\u00e9p\u00e9t\u00e9es (coups d\u2019\u00c9tat au Mali, au Burkina Faso, au Niger, transitions contest\u00e9es ailleurs) fragilisent les appareils s\u00e9curitaires et cr\u00e9ent des fen\u00eatres d\u2019opportunit\u00e9 pour les groupes arm\u00e9s ;<\/li>\n<li>les tensions diplomatiques entre \u00c9tats, ou entre certains pays et leurs partenaires internationaux, compliquent la coop\u00e9ration r\u00e9gionale ;<\/li>\n<li>les reculs ou reconfigurations des op\u00e9rations internationales (MINUSMA au Mali, forces fran\u00e7aises, initiatives du G5 Sahel) modifient l\u2019\u00e9quilibre s\u00e9curitaire et la r\u00e9partition des responsabilit\u00e9s.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ces dynamiques cr\u00e9ent un effet de contagion : des zones auparavant consid\u00e9r\u00e9es comme relativement stables, notamment dans le Golfe de Guin\u00e9e (nord du B\u00e9nin, du Togo, de la C\u00f4te d\u2019Ivoire), sont d\u00e9sormais expos\u00e9es \u00e0 des incursions et \u00e0 des tentatives d\u2019implantation de groupes arm\u00e9s venant du Sahel.<\/p>\n<h2>Pressions d\u00e9mographiques, urbaines et sociales<\/h2>\n<p>L\u2019Afrique de l\u2019Ouest conna\u00eet l\u2019une des croissances d\u00e9mographiques les plus rapides au monde. Cette dynamique s\u2019accompagne d\u2019une urbanisation acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e et d\u2019une forte proportion de jeunes. Lorsque ces transformations ne s\u2019accompagnent pas d\u2019opportunit\u00e9s \u00e9conomiques et d\u2019inclusion politique, elles peuvent devenir des facteurs d\u2019instabilit\u00e9.<\/p>\n<p>Plusieurs \u00e9tudes de la Banque mondiale, de l\u2019OCDE et de think tanks r\u00e9gionaux mettent en avant :<\/p>\n<ul>\n<li>un ch\u00f4mage et un sous-emploi massifs des jeunes, en particulier dans les p\u00e9riph\u00e9ries urbaines et les zones rurales enclav\u00e9es ;<\/li>\n<li>une \u00e9conomie informelle dominante, peu r\u00e9gul\u00e9e, qui offre des opportunit\u00e9s mais aussi une grande pr\u00e9carit\u00e9 ;<\/li>\n<li>des frustrations li\u00e9es \u00e0 la corruption, au n\u00e9potisme et aux in\u00e9galit\u00e9s per\u00e7ues entre \u00e9lites urbaines et populations rurales.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Ces frustrations ne conduisent pas m\u00e9caniquement \u00e0 la violence, mais elles cr\u00e9ent un terreau favorable \u00e0 la mobilisation par des entrepreneurs politiques, religieux ou criminels. Les groupes extr\u00e9mistes, qu\u2019ils soient jihadistes ou non, capitalisent souvent sur ces sentiments d\u2019injustice et de marginalisation.<\/p>\n<h2>Changements climatiques et vuln\u00e9rabilit\u00e9s environnementales<\/h2>\n<p>Le changement climatique n\u2019est pas une cause directe de la violence, mais il agit comme un multiplicateur de risques. Au Sahel, la variabilit\u00e9 accrue des pluies, la d\u00e9gradation des sols et la pression sur les ressources hydriques accentuent les tensions entre groupes d\u2019usagers (agriculteurs, \u00e9leveurs, p\u00eacheurs).<\/p>\n<p>Les analyses du GIEC, de l\u2019UNEP et de programmes de recherche sah\u00e9liens montrent que :<\/p>\n<ul>\n<li>les cycles de s\u00e9cheresse et d\u2019inondations perturbent les syst\u00e8mes agricoles et pastoraux traditionnels ;<\/li>\n<li>les d\u00e9placements saisonniers deviennent plus incertains, augmentant les risques de conflits locaux ;<\/li>\n<li>les m\u00e9nages vuln\u00e9rables sont plus enclins \u00e0 se tourner vers des \u00e9conomies de survie, l\u00e9gales ou ill\u00e9gales, y compris les trafics.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Dans ce contexte, les groupes arm\u00e9s peuvent se pr\u00e9senter comme des protecteurs de certains groupes socioprofessionnels, ou comme des fournisseurs d\u2019acc\u00e8s \u00e0 des ressources (p\u00e2turages, points d\u2019eau, routes de transhumance), renfor\u00e7ant ainsi leur emprise locale.<\/p>\n<h2>Limites et effets ambivalents des r\u00e9ponses s\u00e9curitaires<\/h2>\n<p>Face \u00e0 la mont\u00e9e des violences, les \u00c9tats ouest-africains et leurs partenaires ont privil\u00e9gi\u00e9, dans un premier temps, des r\u00e9ponses essentiellement s\u00e9curitaires : op\u00e9rations militaires, \u00e9tats d\u2019urgence, alliances r\u00e9gionales, recours \u00e0 des forces \u00e9trang\u00e8res ou \u00e0 des compagnies militaires priv\u00e9es.<\/p>\n<p>Ces r\u00e9ponses ont parfois permis de contenir certains groupes ou de reprendre des localit\u00e9s, mais plusieurs limites sont largement document\u00e9es :<\/p>\n<ul>\n<li>capacit\u00e9s mat\u00e9rielles et humaines limit\u00e9es des arm\u00e9es nationales, expos\u00e9es \u00e0 de lourdes pertes ;<\/li>\n<li>all\u00e9gations r\u00e9currentes de violations des droits humains par des forces \u00e9tatiques ou par des milices suppl\u00e9tives, qui alimentent les ressentiments locaux ;<\/li>\n<li>absence de solutions politiques durables sur les causes profondes : gouvernance, justice, inclusion \u00e9conomique.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Dans certains cas, la multiplication d\u2019acteurs arm\u00e9s \u2013 forces nationales, milices d\u2019auto-d\u00e9fense, groupes jihadistes, compagnies militaires priv\u00e9es \u2013 complexifie encore le paysage s\u00e9curitaire et rend plus difficile la protection des civils. La litt\u00e9rature sp\u00e9cialis\u00e9e insiste sur le risque de \u00ab militarisation \u00bb de la gestion de crises qui sont, \u00e0 la base, autant politiques et sociales que s\u00e9curitaires.<\/p>\n<h2>Une d\u00e9gradation s\u00e9curitaire syst\u00e9mique et diff\u00e9renci\u00e9e<\/h2>\n<p>La d\u00e9gradation de la s\u00e9curit\u00e9 en Afrique de l\u2019Ouest ne peut donc pas \u00eatre attribu\u00e9e \u00e0 un seul facteur, ni \u00e0 un seul type d\u2019acteur. Elle r\u00e9sulte de l\u2019articulation :<\/p>\n<ul>\n<li>d\u2019\u00c9tats fragiles, parfois contest\u00e9s, aux marges mal contr\u00f4l\u00e9es ;<\/li>\n<li>de conflits locaux non r\u00e9solus, instrumentalis\u00e9s par diff\u00e9rents acteurs ;<\/li>\n<li>de l\u2019expansion de groupes jihadistes et criminels, ins\u00e9r\u00e9s dans des r\u00e9seaux transnationaux ;<\/li>\n<li>de pressions d\u00e9mographiques, \u00e9conomiques et climatiques qui accentuent les vuln\u00e9rabilit\u00e9s ;<\/li>\n<li>et de r\u00e9ponses s\u00e9curitaires qui peinent \u00e0 traiter les racines politiques et sociales des crises.<\/li>\n<\/ul>\n<p>Les trajectoires nationales restent toutefois contrast\u00e9es. Certains pays c\u00f4tiers ont, jusqu\u2019ici, limit\u00e9 la propagation des violences par une combinaison de r\u00e9formes s\u00e9curitaires, de politiques de d\u00e9veloppement cibl\u00e9es et de coop\u00e9rations r\u00e9gionales renforc\u00e9es. D\u2019autres connaissent au contraire une extension rapide des zones d\u2019ins\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n<p>Les d\u00e9bats actuels parmi chercheurs, praticiens et d\u00e9cideurs portent moins sur le constat \u2013 largement partag\u00e9 \u2013 de la d\u00e9gradation s\u00e9curitaire, que sur les voies possibles pour en sortir : recomposition des partenariats internationaux, r\u00e9formes de gouvernance, n\u00e9gociations locales, ou encore nouvelles approches de la justice et de la r\u00e9conciliation. Autant de chantiers qui conditionneront l\u2019\u00e9volution de la situation dans les ann\u00e9es \u00e0 venir.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La d\u00e9gradation de la s\u00e9curit\u00e9 en Afrique de l\u2019Ouest r\u00e9sulte d\u2019un ensemble de facteurs politiques, sociaux, \u00e9conomiques et g\u00e9opolitiques qui se renforcent mutuellement. 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