{"id":22480,"date":"2025-05-19T11:12:00","date_gmt":"2025-05-19T11:12:00","guid":{"rendered":"https:\/\/sahel.watch\/quelles-implications-du-retrait-mali-burkina-niger-de-la-cedeao\/"},"modified":"2026-06-05T10:37:07","modified_gmt":"2026-06-05T10:37:07","slug":"quelles-implications-du-retrait-mali-burkina-niger-de-la-cedeao","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sahel.watch\/en\/quelles-implications-du-retrait-mali-burkina-niger-de-la-cedeao\/","title":{"rendered":"Quelles implications du retrait Mali\u2013Burkina\u2013Niger de la CEDEAO ?"},"content":{"rendered":"<p>\nLe retrait annonc\u00e9 du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la Communaut\u00e9 \u00e9conomique des \u00c9tats de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest (CEDEAO) marque un tournant pour l\u2019architecture politique et s\u00e9curitaire r\u00e9gionale. Cette d\u00e9cision s\u2019inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre les juntes au pouvoir dans ces trois pays et l\u2019organisation r\u00e9gionale, sur fond de coups d\u2019\u00c9tat, de lutte contre les groupes arm\u00e9s jihadistes et de recompositions g\u00e9opolitiques.\n<\/p>\n<h2>Un retrait au croisement de la crise politique et de la crise s\u00e9curitaire<\/h2>\n<p>\nLe Mali (2020\u20132021), le Burkina Faso (2022) et le Niger (2023) ont connu des coups d\u2019\u00c9tat militaires successifs, justifi\u00e9s par leurs auteurs par l\u2019\u00e9chec des r\u00e9gimes civils \u00e0 enrayer l\u2019ins\u00e9curit\u00e9 et la corruption. La CEDEAO a r\u00e9agi par des sanctions, des suspensions et des exigences de \u00ab transition \u00bb vers un ordre constitutionnel, avec des calendriers \u00e9lectoraux jug\u00e9s contraignants par les autorit\u00e9s militaires.\n<\/p>\n<p>\nDans ce bras de fer, les trois \u00c9tats ont progressivement converg\u00e9 : rapprochement politique et s\u00e9curitaire, cr\u00e9ation de l\u2019Alliance des \u00c9tats du Sahel (AES), d\u00e9nonciation des sanctions \u00e9conomiques et rh\u00e9torique de souverainet\u00e9 face \u00e0 une CEDEAO per\u00e7ue comme align\u00e9e sur certains \u00c9tats membres et partenaires occidentaux. Le retrait de la CEDEAO est ainsi \u00e0 la fois un acte politique de rupture et un geste symbolique de reconfiguration des alliances r\u00e9gionales.\n<\/p>\n<p>\nSur le plan s\u00e9curitaire, ces \u00c9tats restent confront\u00e9s \u00e0 une intensification des violences li\u00e9es aux groupes affili\u00e9s \u00e0 Al-Qa\u00efda et \u00e0 l\u2019\u00c9tat islamique, mais aussi \u00e0 des milices locales et \u00e0 des forces d\u2019auto-d\u00e9fense. La d\u00e9cision de quitter la CEDEAO ne d\u00e9coule pas uniquement de cette ins\u00e9curit\u00e9, mais elle s\u2019y articule : elle exprime la volont\u00e9 de reprendre la main sur les cadres de coop\u00e9ration, les partenariats militaires et les priorit\u00e9s de la lutte contre l\u2019extr\u00e9misme violent.\n<\/p>\n<h2>Cons\u00e9quences politiques et institutionnelles pour la r\u00e9gion<\/h2>\n<p>\nLe retrait de trois \u00c9tats sah\u00e9liens redessine l\u2019\u00e9quilibre interne de la CEDEAO. L\u2019organisation perd un bloc g\u00e9ographique strat\u00e9gique au c\u0153ur du Sahel, ainsi qu\u2019un poids d\u00e9mographique et territorial important. Symboliquement, cela fragilise l\u2019image d\u2019une CEDEAO capable de maintenir la coh\u00e9sion r\u00e9gionale face aux crises politiques.\n<\/p>\n<p>\nPlusieurs implications peuvent \u00eatre distingu\u00e9es :\n<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Affaiblissement de la capacit\u00e9 de m\u00e9diation r\u00e9gionale :<\/strong> la CEDEAO voit son r\u00f4le de m\u00e9diateur contest\u00e9 par des r\u00e9gimes qui la consid\u00e8rent comme partiale. D\u2019autres acteurs \u2013 Union africaine, Alg\u00e9rie, partenaires bilat\u00e9raux, voire Russie ou Turquie \u2013 peuvent chercher \u00e0 combler ce vide.<\/li>\n<li><strong>Risque de fragmentation normative :<\/strong> la CEDEAO a construit, depuis les ann\u00e9es 1990, un ensemble de normes sur la d\u00e9mocratie, les \u00e9lections et les coups d\u2019\u00c9tat. Le d\u00e9part de trois \u00c9tats qui rejettent ces normes ouvre la voie \u00e0 une \u00ab zone grise \u00bb institutionnelle au Sahel, o\u00f9 les transitions militaires pourraient se p\u00e9renniser sans cadre r\u00e9gional contraignant.<\/li>\n<li><strong>Renforcement de l\u2019AES comme bloc alternatif :<\/strong> l\u2019alliance Mali\u2013Burkina Faso\u2013Niger se pr\u00e9sente comme un cadre politique et s\u00e9curitaire autonome, avec un discours ax\u00e9 sur la souverainet\u00e9, la s\u00e9curit\u00e9 collective et la r\u00e9orientation des partenariats. La durabilit\u00e9 de cette alliance reste n\u00e9anmoins incertaine, d\u00e9pendant de la convergence d\u2019int\u00e9r\u00eats entre r\u00e9gimes militaires et de leurs capacit\u00e9s \u00e9conomiques limit\u00e9es.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nPour les autres \u00c9tats membres, ce retrait pose un dilemme : maintenir une ligne ferme sur les principes (condamnation des coups d\u2019\u00c9tat, pression pour des transitions) ou adapter la posture pour \u00e9viter d\u2019encourager d\u2019autres ruptures et la mont\u00e9e de blocs concurrents au sein de l\u2019espace ouest-africain.\n<\/p>\n<h2>Impact s\u00e9curitaire : coop\u00e9ration, fronti\u00e8res et lutte contre l\u2019extr\u00e9misme violent<\/h2>\n<p>\nLa lutte contre le terrorisme et l\u2019extr\u00e9misme violent en Afrique de l\u2019Ouest repose sur une mosa\u00efque de cadres : CEDEAO, G5 Sahel (d\u00e9j\u00e0 affaibli par le retrait du Mali puis du Burkina et du Niger), initiatives bilat\u00e9rales, op\u00e9rations internationales, coop\u00e9rations informelles entre forces de s\u00e9curit\u00e9. Le retrait de la CEDEAO ne met pas fin \u00e0 toute coop\u00e9ration, mais modifie les circuits et les interlocuteurs.\n<\/p>\n<p>\nPlusieurs effets sont \u00e0 anticiper :\n<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Coordination plus complexe :<\/strong> les m\u00e9canismes r\u00e9gionaux de partage de renseignement, d\u2019alerte pr\u00e9coce et de coordination des op\u00e9rations frontali\u00e8res, souvent appuy\u00e9s par la CEDEAO, risquent de perdre en fluidit\u00e9. Des arrangements ad hoc entre l\u2019AES et certains voisins pourront \u00e9merger, mais avec plus de co\u00fbts de transaction et de d\u00e9pendance aux volont\u00e9s politiques du moment.<\/li>\n<li><strong>Red\u00e9finition des partenariats ext\u00e9rieurs :<\/strong> le retrait s\u2019inscrit dans un mouvement plus large de r\u00e9orientation de certains r\u00e9gimes sah\u00e9liens vers de nouveaux partenaires s\u00e9curitaires (notamment la Russie, au d\u00e9triment de la France et de plusieurs acteurs europ\u00e9ens). La CEDEAO, souvent interface pour des programmes r\u00e9gionaux de s\u00e9curit\u00e9, pourrait \u00eatre contourn\u00e9e au profit d\u2019accords bilat\u00e9raux ou de formats plus restreints.<\/li>\n<li><strong>Gestion des fronti\u00e8res et flux transfrontaliers :<\/strong> la fermeture ou la restriction de certaines fronti\u00e8res, d\u00e9cid\u00e9e dans le cadre des sanctions, a d\u00e9j\u00e0 eu des effets sur les populations et les \u00e9conomies locales. \u00c0 moyen terme, la sortie de la CEDEAO pourrait conduire \u00e0 une gestion plus nationalis\u00e9e des fronti\u00e8res, avec des cons\u00e9quences sur la circulation des personnes, mais aussi sur les trafics et les routes emprunt\u00e9es par les groupes arm\u00e9s.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nPour les acteurs non \u00e9tatiques violents, les recompositions institutionnelles cr\u00e9ent \u00e0 la fois des opportunit\u00e9s (zones de coordination amoindrie entre \u00c9tats, tensions politiques exploitables) et des contraintes (renforcement de certaines coalitions militaires, arriv\u00e9e de nouveaux partenaires s\u00e9curitaires). Les effets concrets d\u00e9pendront de la capacit\u00e9 des \u00c9tats \u00e0 maintenir, malgr\u00e9 les tensions politiques, des canaux techniques de coop\u00e9ration sur les questions de s\u00e9curit\u00e9.\n<\/p>\n<h2>Enjeux \u00e9conomiques et sociaux : libre circulation, commerce et vuln\u00e9rabilit\u00e9s<\/h2>\n<p>\nLa CEDEAO n\u2019est pas seulement un cadre politique ; elle est aussi un espace \u00e9conomique et social fond\u00e9 sur la libre circulation des personnes, des biens et des services, ainsi que sur des projets d\u2019int\u00e9gration (tarif ext\u00e9rieur commun, projet de monnaie unique, harmonisation r\u00e9glementaire). Le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger peut avoir des effets significatifs sur ces dimensions.\n<\/p>\n<p>\nLes principaux enjeux se situent \u00e0 plusieurs niveaux :\n<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Libre circulation des personnes :<\/strong> les ressortissants de ces pays pourraient perdre certains avantages de mobilit\u00e9 au sein de l\u2019espace CEDEAO, selon la mani\u00e8re dont le retrait sera appliqu\u00e9 et n\u00e9goci\u00e9. Pour les populations frontali\u00e8res, tr\u00e8s d\u00e9pendantes des mouvements quotidiens pour le commerce, l\u2019emploi ou l\u2019acc\u00e8s aux services, toute restriction accrue se traduirait par une hausse des co\u00fbts et des vuln\u00e9rabilit\u00e9s.<\/li>\n<li><strong>Commerce r\u00e9gional et cha\u00eenes d\u2019approvisionnement :<\/strong> le Niger, pays enclav\u00e9, d\u00e9pend fortement des corridors via le B\u00e9nin et le Togo ; le Mali et le Burkina Faso s\u2019appuient sur les ports de C\u00f4te d\u2019Ivoire, du S\u00e9n\u00e9gal, du Ghana et du Togo. Des droits de douane ou barri\u00e8res suppl\u00e9mentaires, m\u00eame partiels, rench\u00e9riraient les importations (carburant, denr\u00e9es alimentaires, intrants agricoles) et compliqueraient les exportations (or, b\u00e9tail, produits agricoles).<\/li>\n<li><strong>\u00c9conomie informelle et trafics :<\/strong> l\u2019int\u00e9gration r\u00e9gionale de facto repose en grande partie sur des circuits informels. Des contraintes suppl\u00e9mentaires sur le commerce l\u00e9gal peuvent renforcer l\u2019attrait des routes clandestines et des r\u00e9seaux de contrebande, d\u00e9j\u00e0 actifs dans le Sahel (carburant, cigarettes, armes, stup\u00e9fiants, b\u00e9tail). Cela peut accro\u00eetre les ressources de certains groupes criminels ou arm\u00e9s, tout en fragilisant davantage les finances publiques.<\/li>\n<li><strong>Risque social et perception des populations :<\/strong> une baisse du pouvoir d\u2019achat, des ruptures d\u2019approvisionnement ou des restrictions de mobilit\u00e9 peuvent alimenter le m\u00e9contentement social, dans des contextes o\u00f9 les r\u00e9gimes militaires se l\u00e9gitiment par la promesse de s\u00e9curit\u00e9 et de souverainet\u00e9. Une partie des populations peut soutenir la rupture avec la CEDEAO, per\u00e7ue comme injuste ou lointaine, mais cette adh\u00e9sion reste conditionn\u00e9e aux r\u00e9sultats concrets en mati\u00e8re de s\u00e9curit\u00e9 et de conditions de vie.<\/li>\n<\/ul>\n<h2>Recompositions g\u00e9opolitiques : vers des blocs concurrents en Afrique de l\u2019Ouest ?<\/h2>\n<p>\nLe retrait de ces trois \u00c9tats s\u2019inscrit dans une dynamique plus large de recomposition des influences en Afrique de l\u2019Ouest. Les partenaires traditionnels (France, Union europ\u00e9enne, \u00c9tats-Unis) voient leur position contest\u00e9e au Sahel, tandis que d\u2019autres acteurs (Russie, Turquie, pays du Golfe, Chine dans une moindre mesure sur le volet s\u00e9curitaire) renforcent leur pr\u00e9sence, notamment via des accords militaires, des contrats miniers ou des soutiens politiques.\n<\/p>\n<p>\nDans ce contexte, plusieurs tendances peuvent \u00eatre observ\u00e9es ou envisag\u00e9es :\n<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Polarisation intra-r\u00e9gionale :<\/strong> la coexistence d\u2019un bloc AES, port\u00e9 par des r\u00e9gimes militaires en rupture avec la CEDEAO, et d\u2019un noyau d\u2019\u00c9tats c\u00f4tiers politiquement plus stables, cherchant \u00e0 contenir la contagion des coups d\u2019\u00c9tat, peut g\u00e9n\u00e9rer des tensions politiques durables. Cette polarisation pourrait se traduire par des divergences sur la gestion des crises, les partenariats s\u00e9curitaires et les orientations \u00e9conomiques.<\/li>\n<li><strong>Mont\u00e9e des formats alternatifs :<\/strong> \u00e0 mesure que la confiance entre certains \u00c9tats et la CEDEAO s\u2019\u00e9rode, des cadres comme l\u2019AES, des coalitions ad hoc ou des accords bilat\u00e9raux peuvent prendre le relais pour traiter des questions de s\u00e9curit\u00e9, de migration ou d\u2019infrastructures. Cela fragilise l\u2019id\u00e9e d\u2019une int\u00e9gration r\u00e9gionale structur\u00e9e autour d\u2019une seule organisation dominante.<\/li>\n<li><strong>Jeu d\u2019\u00e9quilibre des puissances ext\u00e9rieures :<\/strong> les \u00c9tats de la r\u00e9gion doivent composer avec des offres concurrentes de partenariats s\u00e9curitaires et \u00e9conomiques. Pour certains, la CEDEAO reste un cadre de n\u00e9gociation collective avec les bailleurs et partenaires ; pour d\u2019autres, la sortie de l\u2019organisation est vue comme un moyen de diversifier les alliances et d\u2019augmenter la marge de man\u0153uvre face aux conditionnalit\u00e9s occidentales.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nLa trajectoire future d\u00e9pendra de plusieurs variables : l\u2019\u00e9volution de la situation s\u00e9curitaire dans les pays de l\u2019AES, la capacit\u00e9 de la CEDEAO \u00e0 adapter ses m\u00e9canismes de gestion des crises, et la mani\u00e8re dont les populations percevront les co\u00fbts et b\u00e9n\u00e9fices de ces repositionnements g\u00e9opolitiques.\n<\/p>\n<h2>Zones d\u2019incertitude et points de vigilance pour les acteurs expos\u00e9s<\/h2>\n<p>\nPlusieurs \u00e9l\u00e9ments restent incertains et doivent \u00eatre suivis avec attention par les organisations, entreprises et institutions actives en Afrique de l\u2019Ouest :\n<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Modalit\u00e9s juridiques et pratiques du retrait :<\/strong> d\u00e9lais, accords transitoires, \u00e9ventuelles exceptions sectorielles (transport, \u00e9nergie, sant\u00e9, humanitaire) conditionneront l\u2019ampleur r\u00e9elle des ruptures dans la circulation des biens et des personnes.<\/li>\n<li><strong>\u00c9volution des sanctions et contre-sanctions :<\/strong> le durcissement ou l\u2019assouplissement des mesures \u00e9conomiques et financi\u00e8res, de part et d\u2019autre, influencera le climat des affaires, le risque de rupture logistique et la stabilit\u00e9 macro\u00e9conomique.<\/li>\n<li><strong>Maintien ou non de coop\u00e9rations techniques discr\u00e8tes :<\/strong> m\u00eame en cas de tensions politiques, certains \u00c9tats peuvent chercher \u00e0 pr\u00e9server des canaux de coop\u00e9ration sur des enjeux critiques (sant\u00e9 transfrontali\u00e8re, lutte contre les trafics, gestion des bassins fluviaux, alerte pr\u00e9coce). La robustesse de ces m\u00e9canismes d\u00e9terminera en partie la r\u00e9silience r\u00e9gionale.<\/li>\n<li><strong>Perceptions locales et l\u00e9gitimit\u00e9 des r\u00e9gimes :<\/strong> le retrait est pr\u00e9sent\u00e9 par les autorit\u00e9s militaires comme un acte de souverainet\u00e9. Si les b\u00e9n\u00e9fices concrets tardent \u00e0 se mat\u00e9rialiser, une partie des populations pourrait reconsid\u00e9rer ce choix, ce qui aurait des implications politiques internes et r\u00e9gionales.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nPour les acteurs \u00e9conomiques et institutionnels, l\u2019enjeu n\u2019est pas seulement de mesurer le risque imm\u00e9diat, mais d\u2019anticiper une possible reconfiguration durable de l\u2019espace ouest-africain autour de plusieurs p\u00f4les d\u2019int\u00e9gration, aux r\u00e8gles et aux partenaires distincts. Cette fragmentation potentielle accro\u00eet l\u2019incertitude, mais offre aussi des indicateurs \u00e0 surveiller pour ajuster les strat\u00e9gies d\u2019implantation, de coop\u00e9ration et de gestion des risques.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le retrait annonc\u00e9 du Mali, du Burkina Faso et du Niger de la Communaut\u00e9 \u00e9conomique des \u00c9tats de l\u2019Afrique de l\u2019Ouest (CEDEAO) marque un tournant pour l\u2019architecture politique et s\u00e9curitaire r\u00e9gionale. 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