{"id":22430,"date":"2025-10-31T09:14:46","date_gmt":"2025-10-31T09:14:46","guid":{"rendered":"https:\/\/sahel.watch\/les-ecoles-sont-elles-visees-differemment-selon-les-pays\/"},"modified":"2026-03-22T18:06:35","modified_gmt":"2026-03-22T18:06:35","slug":"les-ecoles-sont-elles-visees-differemment-selon-les-pays","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/sahel.watch\/en\/les-ecoles-sont-elles-visees-differemment-selon-les-pays\/","title":{"rendered":"Les \u00e9coles sont-elles vis\u00e9es diff\u00e9remment selon les pays ?"},"content":{"rendered":"<p>\nLes attaques contre les \u00e9coles en Afrique de l\u2019Ouest sont souvent \u00e9voqu\u00e9es comme un ph\u00e9nom\u00e8ne homog\u00e8ne, port\u00e9 par des groupes jihadistes qui rejetteraient l\u2019\u00ab \u00e9cole occidentale \u00bb. Cette repr\u00e9sentation masque pourtant des diff\u00e9rences importantes entre pays, entre types d\u2019acteurs arm\u00e9s et entre contextes locaux. Comparer les dynamiques au Sahel et dans le Golfe de Guin\u00e9e permet de mieux comprendre pourquoi les \u00e9tablissements scolaires sont cibl\u00e9s, comment et avec quelles intensit\u00e9s.\n<\/p>\n<h2>Pourquoi les \u00e9coles deviennent des cibles<\/h2>\n<p>\nDans la plupart des contextes sah\u00e9liens, les \u00e9coles sont vis\u00e9es moins pour ce qu\u2019elles sont mat\u00e9riellement que pour ce qu\u2019elles repr\u00e9sentent symboliquement : la pr\u00e9sence de l\u2019\u00c9tat, un mod\u00e8le \u00e9ducatif per\u00e7u comme \u00ab la\u00efque \u00bb ou \u00ab occidental \u00bb, et un espace de socialisation de la jeunesse \u00e9chappant au contr\u00f4le des groupes arm\u00e9s.\n<\/p>\n<p>\nLes travaux de recherche et les rapports d\u2019organisations internationales convergent sur plusieurs logiques principales :\n<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Affaiblir l\u2019\u00c9tat<\/strong> : l\u2019\u00e9cole publique est l\u2019une des rares institutions visibles dans les zones rurales p\u00e9riph\u00e9riques. L\u2019attaquer revient \u00e0 d\u00e9l\u00e9gitimer l\u2019\u00c9tat et \u00e0 montrer sa vuln\u00e9rabilit\u00e9.<\/li>\n<li><strong>Contr\u00f4ler les normes sociales<\/strong> : certains groupes arm\u00e9s rejettent l\u2019enseignement \u00ab moderne \u00bb au profit de formes d\u2019\u00e9ducation religieuse ou communautaire qu\u2019ils peuvent encadrer.<\/li>\n<li><strong>Instrumentaliser la peur<\/strong> : les attaques contre les \u00e9coles produisent un effet psychologique fort sur les parents, les enseignants et les autorit\u00e9s locales, acc\u00e9l\u00e9rant les d\u00e9placements de population.<\/li>\n<li><strong>Recruter ou neutraliser la jeunesse<\/strong> : priver les enfants d\u2019\u00e9cole fragilise leurs perspectives et peut les rendre plus vuln\u00e9rables au recrutement, tout en limitant la diffusion de discours concurrents \u00e0 celui des groupes arm\u00e9s.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nCes logiques g\u00e9n\u00e9rales se d\u00e9clinent toutefois de mani\u00e8re diff\u00e9rente selon les pays, la nature des groupes arm\u00e9s et l\u2019\u00e9volution des conflits.\n<\/p>\n<h2>Sahel central : un ciblage massif mais diff\u00e9renci\u00e9<\/h2>\n<p>\nAu Burkina Faso, au Mali et au Niger, les donn\u00e9es disponibles (notamment celles de l\u2019UNESCO, de l\u2019UNICEF, d\u2019ACLED et de divers think tanks) montrent une fermeture massive d\u2019\u00e9coles depuis la seconde moiti\u00e9 des ann\u00e9es 2010. La tendance est particuli\u00e8rement marqu\u00e9e au Burkina Faso, devenu l\u2019un des pays les plus touch\u00e9s au monde en termes de nombre d\u2019\u00e9tablissements ferm\u00e9s.\n<\/p>\n<h3>Burkina Faso : l\u2019\u00e9cole comme symbole central de l\u2019\u00c9tat<\/h3>\n<p>\nAu Burkina Faso, les \u00e9coles ont \u00e9t\u00e9 vis\u00e9es tr\u00e8s t\u00f4t et de mani\u00e8re syst\u00e9matique dans les zones rurales du Sahel, du Nord, de l\u2019Est puis du Centre-Nord. Les attaques prennent plusieurs formes :\n<\/p>\n<ul>\n<li>menaces verbales ou \u00e9crites imposant la fermeture des \u00e9coles \u00ab franco-arabes \u00bb ou publiques ;<\/li>\n<li>incendies de b\u00e2timents scolaires et de mat\u00e9riel p\u00e9dagogique ;<\/li>\n<li>assassinats cibl\u00e9s ou enl\u00e8vements d\u2019enseignants, notamment ceux accus\u00e9s de \u00ab collaborer \u00bb avec l\u2019\u00c9tat ;<\/li>\n<li>interdiction de l\u2019enseignement en fran\u00e7ais et imposition de l\u2019enseignement religieux seul.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nLes groupes li\u00e9s \u00e0 Al-Qa\u00efda (notamment le JNIM) ont largement utilis\u00e9 ce registre, en articulation avec des griefs locaux : contestation de l\u2019\u00e9cole per\u00e7ue comme \u00e9loign\u00e9e des r\u00e9alit\u00e9s rurales, m\u00e9fiance envers les programmes officiels, sentiment d\u2019abandon des services publics. L\u2019\u00e9cole est ainsi vis\u00e9e \u00e0 la fois comme institution \u00e9tatique et comme vecteur de normes exog\u00e8nes.\n<\/p>\n<h3>Mali : ciblage variable selon les r\u00e9gions et les acteurs<\/h3>\n<p>\nAu Mali, les \u00e9coles sont \u00e9galement fortement touch\u00e9es dans le centre (r\u00e9gions de Mopti et S\u00e9gou) et dans certaines zones du nord. Toutefois, la dynamique varie selon les acteurs :\n<\/p>\n<ul>\n<li>Dans le centre, les groupes affili\u00e9s au JNIM ciblent les \u00e9coles pour imposer des r\u00e8gles religieuses, interdire les programmes \u00ab la\u00efcs \u00bb et parfois remplacer l\u2019enseignement par des formes d\u2019\u00e9ducation coranique.<\/li>\n<li>Dans certaines zones du nord, l\u2019\u00e9cole peut \u00eatre tol\u00e9r\u00e9e, voire partiellement coopt\u00e9e, tant qu\u2019elle ne s\u2019oppose pas directement aux normes impos\u00e9es par les groupes arm\u00e9s.<\/li>\n<li>Les milices communautaires et groupes d\u2019auto-d\u00e9fense peuvent \u00e9galement menacer ou contr\u00f4ler les \u00e9coles, notamment dans les zones de tensions intercommunautaires.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nL\u2019\u00c9tat malien a parfois r\u00e9agi par des strat\u00e9gies de \u00ab repli \u00bb des enseignants vers les centres urbains, laissant des zones rurales enti\u00e8res sans offre \u00e9ducative formelle. Le ciblage n\u2019est donc pas uniquement le fait des groupes arm\u00e9s : la r\u00e9ponse s\u00e9curitaire et administrative contribue aussi \u00e0 la fermeture durable d\u2019\u00e9coles.\n<\/p>\n<h3>Niger : une pression concentr\u00e9e sur certaines r\u00e9gions<\/h3>\n<p>\nAu Niger, les \u00e9coles sont particuli\u00e8rement affect\u00e9es dans les r\u00e9gions frontali\u00e8res avec le Burkina Faso et le Mali (Tillab\u00e9ri, Tahoua), ainsi que dans certaines zones proches du Nigeria o\u00f9 op\u00e8rent des groupes li\u00e9s \u00e0 Boko Haram et \u00e0 l\u2019\u00c9tat islamique. Toutefois, le niveau d\u2019attaques directes contre les \u00e9coles reste, en moyenne, moins syst\u00e9matique que dans certaines zones du Burkina Faso.\n<\/p>\n<p>\nLes menaces prennent souvent la forme d\u2019ultimatums adress\u00e9s aux enseignants et aux directeurs d\u2019\u00e9cole, conduisant \u00e0 des fermetures pr\u00e9ventives. La pr\u00e9sence de dispositifs s\u00e9curitaires plus robustes autour de certaines localit\u00e9s, ainsi que des initiatives communautaires pour prot\u00e9ger l\u2019\u00e9cole, peuvent \u00e9galement expliquer une variabilit\u00e9 du ciblage selon les communes.\n<\/p>\n<h2>Nigeria : des logiques sp\u00e9cifiques autour des enl\u00e8vements massifs<\/h2>\n<p>\nLe cas du Nigeria, notamment dans le Nord-Est et le centre-nord, se distingue par la fr\u00e9quence des enl\u00e8vements d\u2019\u00e9l\u00e8ves et d\u2019enseignants. Les attaques de Boko Haram contre les \u00e9coles (dont l\u2019enl\u00e8vement des lyc\u00e9ennes de Chibok en 2014) ont eu un retentissement international, mais elles s\u2019inscrivent dans une dynamique plus large.\n<\/p>\n<p>\nDeux \u00e9l\u00e9ments particuliers caract\u00e9risent le Nigeria :\n<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Une id\u00e9ologie explicite contre l\u2019\u00e9cole \u00ab occidentale \u00bb<\/strong> : le nom \u00ab Boko Haram \u00bb renvoie lui-m\u00eame au rejet de l\u2019\u00e9ducation occidentale. Les \u00e9coles sont vis\u00e9es \u00e0 la fois pour des raisons symboliques et comme cibles m\u00e9diatiques.<\/li>\n<li><strong>La multiplication d\u2019enl\u00e8vements \u00e0 but lucratif<\/strong> : dans plusieurs \u00c9tats du nord-ouest et du centre-nord, des groupes criminels ou hybrides (bandits arm\u00e9s, parfois en interaction avec des groupes jihadistes) enl\u00e8vent des \u00e9l\u00e8ves pour obtenir des ran\u00e7ons. L\u2019\u00e9cole devient un \u00ab r\u00e9servoir \u00bb de victimes plut\u00f4t qu\u2019un symbole id\u00e9ologique central.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nCette dimension \u00e9conomique et criminelle est plus marqu\u00e9e qu\u2019au Sahel central, m\u00eame si des logiques de ran\u00e7on existent aussi ailleurs. Le r\u00e9sultat, en termes d\u2019impact sur l\u2019\u00e9ducation, est comparable (fermetures, peur, d\u00e9scolarisation), mais les motivations et les profils d\u2019acteurs diff\u00e8rent.\n<\/p>\n<h2>Golfe de Guin\u00e9e : des \u00e9coles moins vis\u00e9es, mais plus vuln\u00e9rables en p\u00e9riph\u00e9rie<\/h2>\n<p>\nDans les pays c\u00f4tiers comme le B\u00e9nin, la C\u00f4te d\u2019Ivoire ou le Togo, les \u00e9coles ne sont pas, \u00e0 ce stade, cibl\u00e9es avec la m\u00eame intensit\u00e9 ni la m\u00eame syst\u00e9maticit\u00e9 que dans le Sahel central. Les incidents recens\u00e9s restent plus ponctuels, souvent concentr\u00e9s dans les zones frontali\u00e8res ou en lien avec des op\u00e9rations de groupes arm\u00e9s venant du Sahel.\n<\/p>\n<p>\nPlusieurs facteurs expliquent cette diff\u00e9rence :\n<\/p>\n<ul>\n<li>Les groupes arm\u00e9s sah\u00e9liens sont encore dans une phase d\u2019implantation ou de test dans ces pays, avec des priorit\u00e9s orient\u00e9es vers les postes de s\u00e9curit\u00e9, les axes routiers et les autorit\u00e9s locales.<\/li>\n<li>Les syst\u00e8mes \u00e9ducatifs c\u00f4tiers, plus denses et plus urbanis\u00e9s, rendent l\u2019impact symbolique d\u2019une attaque isol\u00e9e moins d\u00e9cisif qu\u2019en zone sah\u00e9lienne rurale o\u00f9 l\u2019\u00e9cole est parfois l\u2019unique infrastructure publique.<\/li>\n<li>Les gouvernements c\u00f4tiers ont, pour l\u2019instant, mis l\u2019accent sur la s\u00e9curisation de certaines zones sensibles, m\u00eame si la protection sp\u00e9cifique des \u00e9coles reste variable.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nToutefois, des signaux faibles existent : menaces verbales, circulation de rumeurs, inqui\u00e9tudes des enseignants dans les zones frontali\u00e8res avec le Burkina Faso et le Niger. La trajectoire reste incertaine et d\u00e9pendra de l\u2019\u00e9volution de la pr\u00e9sence arm\u00e9e dans ces espaces.\n<\/p>\n<h2>Diff\u00e9rences de modes op\u00e9ratoires et de cibles internes \u00e0 l\u2019\u00e9cole<\/h2>\n<p>\nAu-del\u00e0 des diff\u00e9rences entre pays, les \u00e9coles ne sont pas vis\u00e9es de la m\u00eame mani\u00e8re selon les contextes :\n<\/p>\n<ul>\n<li><strong>Destruction mat\u00e9rielle<\/strong> : incendies de b\u00e2timents, pillage de mat\u00e9riel scolaire, parfois utilisation des locaux comme base temporaire par des groupes arm\u00e9s.<\/li>\n<li><strong>Ciblage du personnel<\/strong> : menaces, enl\u00e8vements ou assassinats d\u2019enseignants, directeurs d\u2019\u00e9cole ou inspecteurs, particuli\u00e8rement dans les zones o\u00f9 ils sont per\u00e7us comme repr\u00e9sentants directs de l\u2019\u00c9tat.<\/li>\n<li><strong>Ciblage des \u00e9l\u00e8ves<\/strong> : enl\u00e8vements de masse (Nigeria) ou intimidations visant \u00e0 dissuader la fr\u00e9quentation de l\u2019\u00e9cole, notamment des filles dans certains contextes.<\/li>\n<li><strong>Contr\u00f4le du contenu<\/strong> : imposition de programmes religieux, interdiction de certaines mati\u00e8res (\u00e9ducation civique, sciences sociales), obligation de s\u00e9paration stricte des sexes ou de codes vestimentaires.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nLa combinaison de ces modes op\u00e9ratoires varie fortement : au Burkina Faso, la fermeture par menace et la destruction de b\u00e2timents dominent ; au Nigeria, les enl\u00e8vements de masse ont une place centrale ; au Mali, le contr\u00f4le des contenus et la cooptation partielle de certaines \u00e9coles coexistent avec des attaques plus violentes.\n<\/p>\n<h2>Des impacts structurels sur les syst\u00e8mes \u00e9ducatifs nationaux<\/h2>\n<p>\nLes cons\u00e9quences des attaques sur les \u00e9coles ne se limitent pas aux \u00e9tablissements directement touch\u00e9s. Elles reconfigurent progressivement les syst\u00e8mes \u00e9ducatifs :\n<\/p>\n<ul>\n<li>d\u00e9placement d\u2019enseignants vers les villes, cr\u00e9ant des \u00ab d\u00e9serts \u00e9ducatifs \u00bb en milieu rural ;<\/li>\n<li>augmentation du recours \u00e0 des \u00e9coles communautaires ou religieuses, parfois hors contr\u00f4le des minist\u00e8res de l\u2019\u00c9ducation ;<\/li>\n<li>adaptation des programmes (r\u00e9duction de certaines mati\u00e8res, ajustements linguistiques) pour limiter les tensions avec les groupes arm\u00e9s ;<\/li>\n<li>d\u00e9veloppement d\u2019initiatives alternatives (enseignement \u00e0 distance, \u00e9coles temporaires pour d\u00e9plac\u00e9s) avec des r\u00e9sultats contrast\u00e9s.<\/li>\n<\/ul>\n<p>\nLes pays ne disposent pas tous des m\u00eames capacit\u00e9s pour r\u00e9pondre \u00e0 ces d\u00e9fis. Le Burkina Faso et le Mali, confront\u00e9s \u00e0 des crises s\u00e9curitaires profondes, voient leur marge de man\u0153uvre budg\u00e9taire et institutionnelle fortement r\u00e9duite, tandis que certains \u00c9tats c\u00f4tiers tentent d\u2019anticiper les risques tout en g\u00e9rant d\u2019autres priorit\u00e9s sociales.\n<\/p>\n<h2>Une r\u00e9alit\u00e9 \u00e0 la fois r\u00e9gionale et tr\u00e8s locale<\/h2>\n<p>\nLa question \u00ab les \u00e9coles sont-elles vis\u00e9es diff\u00e9remment selon les pays ? \u00bb appelle une r\u00e9ponse nuanc\u00e9e. Oui, les diff\u00e9rences sont r\u00e9elles : intensit\u00e9 des attaques, modes op\u00e9ratoires, poids respectif des motivations id\u00e9ologiques, politiques ou criminelles, capacit\u00e9 de l\u2019\u00c9tat \u00e0 prot\u00e9ger ou \u00e0 r\u00e9organiser l\u2019offre \u00e9ducative.\n<\/p>\n<p>\nMais ces diff\u00e9rences se jouent aussi \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur des pays, d\u2019un district \u00e0 l\u2019autre, en fonction de facteurs locaux : relations entre communaut\u00e9s et autorit\u00e9s, pr\u00e9sence ou absence de groupes arm\u00e9s, r\u00f4le des leaders religieux, histoire scolaire de la r\u00e9gion, importance des \u00e9coles priv\u00e9es ou confessionnelles.\n<\/p>\n<p>\nL\u2019\u00e9cole est ainsi un r\u00e9v\u00e9lateur des dynamiques de pouvoir dans les territoires en crise. Observer comment elle est cibl\u00e9e, prot\u00e9g\u00e9e ou r\u00e9invent\u00e9e permet de mieux comprendre l\u2019\u00e9volution des conflits en Afrique de l\u2019Ouest, au-del\u00e0 des seules statistiques d\u2019attaques.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Les attaques contre les \u00e9coles en Afrique de l\u2019Ouest sont souvent \u00e9voqu\u00e9es comme un ph\u00e9nom\u00e8ne homog\u00e8ne, port\u00e9 par des groupes jihadistes qui rejetteraient l\u2019\u00ab \u00e9cole occidentale \u00bb. Cette repr\u00e9sentation masque pourtant des diff\u00e9rences importantes entre pays, entre types d\u2019acteurs arm\u00e9s et entre contextes locaux. 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